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VALENOR ASYRION

Caractéristiques

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Âge :        124 ans

Nation :   Feobis

Race :      Humain ?

Sexe :       Homme

Métier :   Général du Roi Oda Nobunaga
                 Chef de la Milice​

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Avatar :  Diluc (Genshin Impact)

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Ceci est la fiche d'un de nos membres. Il est strictement interdit de s'en approprier le contenu et les idées sans sollicité le créateur derrière ce personnage. 

COMPETENCES :

Magie de Manipulation de l’Éther

Valenor fait partie des rares personnes de ce monde à pouvoir percevoir l’Éther. On pourrait penser que son lien avec Alduaan est à la source de cette faculté mais il n’en est rien. Il est convaincu que cette faculté lui vient de la branche humaine de sa lignée. D’un point de vue global, Valenor est capable de voir l’Éther une fois qu’il n’est plus contenu dans un corps (un sort lancé, une personne décédée…) et il peut à cet instant, l’absorber. Un papillon cristallin naît de cette absorption et va s’accrocher à la lame de Valenor. Ces petites créatures au corps solide sont à l’origine des sorts les plus courants du soldat.

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Il ne peut récupérer un papillon que si les bonnes conditions sont réunies:

  • Proximité physique avec le défunt dans le cas d’une mort

  • Ne pas être dérangé pendant l’extraction

  • Contact avec le sort dans le cas d’une capacité lancée (donc prendre une part des dégâts de l’attaque pour en absorber une partie)

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Sachant que pendant chaque extraction, Valenor devient vulnérable car il entre dans un état de transe le temps d’assimiler l’Éther convoité. Valenor ne peut pas porter un nombre infini de papillons sur lui en permanence. La plupart sont stockés avec l’âme d’Alduaan et pour les récupérer il faut, encore une fois, que Valenor prenne le temps de les extraire, se rendant vulnérable pendant un moment.

 

À travers le miroir

Lorsqu’il possède suffisamment de papillons de verre, Valenor peut créer une surface réfléchissante avec ceux-ci et y plonger comme il le souhaite pour émerger de son voyage par une seconde surface crée un peu plus loin. C’est un sort gourmand en papillons d’Éther. La consommation est multipliée par le nombre de surfaces créées (10 surfaces au maximum). De plus, une surface ne peut pas rester indéfiniment (maximum de 30 min) et le temps décroît en fonction du nombre de surfaces invoquées.

Une surface : 3 papillons
Deux surfaces : 6 papillons
Trois surfaces : 9 papillons
Etc…

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Dimension du miroir

Extension du sort précédent, il s’agit d’une faculté qui permet à Valenor de stocker des objets. Pour cela il emploie uniquement les surfaces réfléchissantes créées dans son domaine car ce sont les seules qui sont dites “permanentes”. Ce sont les seules qui fonctionnent pour y parvenir.

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Fleurs de verre

Ce sort se manifeste par un rassemblement de papillons de verre pour former une fleur mortelle. Les pétales ainsi formés peuvent servir de projectiles, les feuilles peuvent parer un coup chacune tandis que les racines de cette plante éthérée se manifestent par l’apparition de pics de verre sortant du sol. Ces manifestations ne sont efficaces que dans un rayon de 5m autour de la fleur. Une seule fleur peut pousser à la fois et cela consomme en moyenne une quinzaine de papillons.

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Papillons de verre

Cette fois, pas d’altération des papillons de verre. Ces véritables grenades ambulantes se ruent vers l’adversaire. Leurs ailes sont fines mais aussi tranchantes que les lames de rasoirs et ces créations ont tendance à exploser au moindre contact, projetant de minuscules éclats de verre. Valenor s’arrange pour que les papillons explosent au niveau des yeux de la cible pour l’aveugler. Mais ils ne sont jamais mortels. C’est un sort assez fourbe car les papillons sont plutôt jolis à regarder et ils attirent l'œil… Un papillon de verre correspond à l’utilisation d’un papillon d’Éther.

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Poussière de verre

Probablement le sort le plus fourbe de Valenor. Il consiste ici en la création d’une poignée de poussière de verre que le jeune homme souffle sur sa cible. Les grains fins vont alors se loger sur le corps entier de l’ennemi : la peau, les yeux et même la gorge si la poussière est inhalée. Plus l’individu va se débattre et paniquer, plus les cristaux vont s’ancrer dans son corps. Pour lancer son sort, il doit écraser un minimum de 3 papillons dans sa main s’il veut avoir une quantité de poussière suffisante. De plus, la portée du sort est très réduite puisque Valenor doit directement souffler la poussière sur son adversaire.

Dons d’Alduaan

Alduaan, l’Ancêtre, a vu son âme enfermée dans une pierre qui a atterrit entre les mains de Zoltan, le père de Valenor. Et il avait été offert au jeune homme. Au fil du temps, un lien a fini par se tisser entre les deux entités. C’est vraisemblablement ce lien si particulier et cette confiance qui règne entre les deux qui offre à Valenor des capacités propres à Alduaan. En effet, l’Ancêtre, pour sceller leur amitié, aurait offert plusieurs cadeaux à Valenor. On suppose que, si leur “alliance” dure encore quelques centaines d’années, le nombre de ces capacités communes pourrait bien augmenter. À l’heure actuelle, on estime qu’Alduaan a offert trois cadeaux à Valenor de son plein gré. Mais on reconnaît une autre variété de capacités que l’Âme partage avec Valenor de manière un peu moins volontaire cette fois.

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Éléments de l’Apocalypse

Valenor, grâce à l’âme de l’Ancêtre, est en mesure de partager certaines capacités et offrir en cadeaux à quelques élus qui sont, au sein de la Guilde, les quatre Terreurs. Parmi les 5 éléments, l’Esprit est la Source Primaire, Valenor, représentant de cet élément est donc celui qui distribue le “pouvoir” à ses quatre “disciples”. C'est une responsabilité de laquelle il s’est partiellement débarrassé en forgeant quatre armes et objets qui portent alors chacun un élément et que Valenor n’a plus qu’à donner à ses Terreurs quand vient le moment de les nommer. Mais cet “Esprit” pourrait également être rattaché à la notion d'Éther, cette substance qui traverse le monde en permanence, résonnant avec l’esprit des défunts. Valenor est capable de percevoir l’Éther tout comme il est capable de le toucher pour s’en approprier l’énergie. C’est grâce à l’Éther collecté qu’il est en mesure d’utiliser les capacités prêtée par Alduaan. L’Âme de l’Ancêtre emprisonné se nourrit justement de cet Éther collecté, permettant à son porteur d’utiliser ses facultés.

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Valse Élémentaire

Ce sort permet  à Valenor d’entrer en résonance avec l’ensemble des 5 éléments. Mais cela ne se traduit pas par un accès aux éléments, il s’agit plus de facultés passives en fonction de la quantité d’Éther collectée.

  •  Eau : le lien à l’eau permet de se déplacer de manière plus fluide, d’avoir des réflexes plus rapides et surtout d’améliorer la régénération. Cette régénération le protège des maladies, malédictions et autres afflictions qui pourraient nuire à sa santé.

  •  Air : le lien avec l’air va augmenter énormément la vitesse de déplacement ainsi qu’alléger le poids donc permettre des sauts plus hauts. Cette vitesse lui permet de donner des coups avec énormément d'élan.

  •  Terre : le lien à la terre octroie une résistance physique et une résistance à la douleur renforcées. Pratiquement rien ne peut percer sa peau et auquel cas cela pourrait arriver, il ne sentirait même pas la douleur et ne serait pas arrêté par les blessures.

  •  Feu :  enfin le lien avec le feu permet à Valenor d’enflammer la lame de son épée Aetherÿs. De cette manière, il a juste à utiliser son arme pour causer des dégâts supplémentaires. Il peut également créer une vague de flammes dévastatrices à partir de son épée et qui suit la trajectoire donnée par la lame.

Caractère :

Valenor est, à l’image de sa nature, un être solitaire. Ce n’est pas qu’il n’apprécie pas la compagnie du monde, c’est simplement qu’il n’aime pas ce qu’il devient aux alentours d’autres personnes. C’est plus fort que lui. On pourrait penser qu’il ne fait ça que parce qu’il veut se donner un genre, apparaître comme le martyr de service, l’homme ténébreux au sombre passé… Mais il n’en est rien. En vérité, Valenor peut se montrer particulièrement souriant et agréable, il faut simplement réussir à percer cette coquille qu’il s’est forgée au fil des années. Fils d’une Banshee et d’une Humaine, il n’a jamais su trouver sa place pleinement même si son camp était choisi dès la naissance. Un hybride dans une famille de chasseurs qui prônaient l’humanité avant tout ? Il n’y avait pas plus honteux pour la lignée Asyrion. Valenor a donc trouvé refuge dans les bras de son paternel qui l’a toujours protégé.

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Cependant, cette nature à moitié humaine est régulièrement un sujet qui embarrasse Valenor. Il rejette cette part de lui d’aussi loin qu’il puisse s’en souvenir. Il la rejette autant que les humains l’ont repoussé à sa naissance. Enfin, avec le temps, le jeune garçon a tout de même compris pourquoi le peuple humain avait agit ainsi. Sa mère est morte peu de temps après avoir donné naissance à un monstre comme lui… Ce n’est pas rien… Mais ce n’est pas pour autant que Valenor a pardonné aux humains. La seule culpabilité qu’il éprouve est à l’encontre de sa mère. Il estime qu’elle est morte par sa faute, et c’est ce qui le pousse à rester en vie depuis tant d’années. Il refuse de gâcher sa vie en sachant que sa mère a donné la sienne pour le mettre au monde. Et c’est bien là que s’arrête sa notion de la culpabilité. Car toutes les vies qu’il a pu ôter ensuite ne lui font, aujourd’hui, ni chaud, ni froid. Ce ne sont que des points parmi une foule immense. Un peuple d'humains duquel Valenor a promis de se venger. Pourquoi tolérer un peuple qui a cherché à éradiquer les gens comme lui ?

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Valenor a rapidement appris à ne pas se fier aux autres. Seule sa famille n'a jamais réellement compté à ses yeux et il a toujours tout fait pour protéger les siens même si cela voulait dire enfreindre les règles. Son père est tout pour lui, il est l’homme qui l’a élevé, mais il est également celui qui a été son maître d’arme, son confident et surtout il a toujours été le seul véritable ami de Valenor. Zoltan, son père, était une Banshee puissante mais surtout un homme attaché à son fils. Il a défendu celui-ci corps et âme. Son départ pour le champ de bataille autour de la fontaine le changea à jamais. À son retour, il n’était plus le même, la simple vision de Valenor ne lui inspirait plus une seule once de joie ou de fierté… Il ne ressentait qu’une haine immense et une déception sans nom chaque fois que son regard se posait sur le garçon. Il ne pouvait pas en vouloir à Zoltan, mais il ne pouvait pas non plus se permettre de rester plus longtemps. Ce départ du cocon familial a rendu notre soldat solitaire. Il ne savait pas vers qui se tourner et éventuellement, avec le temps, son objectif de vengeance s’est dessiné. Les gens autour de lui ne sont devenus que de nouveaux pions. Valenor a fermé son coeur, devenant méfiant de toutes les personnes qui croisaient sa route. En même temps, les humains étaient toujours une menace, et plus particulièrement les envoyés de la famille Asyrion qui avaient toujours pour objectif de débarrasser le monde de cet être abject qu’était Valenor. Le monde entier pouvait très bien grouiller de ces vermines. Il a donc fait le choix de ne plus accorder sa confiance pour se préserver.

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Avec les années, il s’est forgé une véritable carapace, enfermant son tempérament jovial, innocent et insouciant à double tour au plus profond de son cœur. Il ne laisse plus que voir cette façade insensible, indifférente et sarcastique au monde. Pourtant, cette facette attentionnée, souriante et juste n’a pas disparue, mais encore faut-il trouver le courage de creuser et surtout celui d'affronter les piques à répétition de ce grand pessimiste parfois absolument détestable. Un poil calculateur et un peu paranoïaque, Valenor ne laisse pas grand monde l’approcher de trop près. Et quand bien même les gens tentent de le pousser à s’ouvrir, il campe sur ses positions. Pour gagner sa confiance, il n’y a pas forcément d’autre moyen que de le suivre partout jusqu’à ce qu’il accepte de se dévoiler un peu plus. Le suivre… C’est bien là que réside tout le problème. Valenor n’a que peu de respect pour les lois qu’il n’hésite pas à enfreindre si cela peut lui permettre de faire ce qui lui semble juste. Il suit ses propres lois et envoie balader les idéaux de cette société qui le déçoit depuis des décennies maintenant. Le monde n’est qu’une vaste farce dans laquelle il se bat pour exister et obtenir ce qu’il souhaite. Il n’a aucun espoir pour un avenir radieux, il ne veut qu’obtenir sa revanche sur les humains quitte à agir comme un homme cruel et impitoyable.

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Valenor a beaucoup de défauts, mais c’est essentiellement ce qui le rend attachant. Bien loin du héros stéréotypé ou du terrible méchant en quête de revanche, il n’apprécie pas les lois en général. Il ne supporte pas de devoir s’adapter à des règles prédéfinies. Pourtant, il a tout de même prêté serment à la couronne de Feobis… Mais il a également fondé son élite, des personnes qui, selon lui, méritent leur place à ses côtés. Il ne veut pas s’attacher à des gens qui pourraient facilement se retourner contre lui ou devenir des poids morts. De plus, il n’a pas forcément un mode de vie exemplaire. Sa consommation d’alcool peut surprendre, tout autant que son habitude de jurer pour un oui ou pour un non. Et dire que dans sa jeunesse il avait été élevé pour devenir un gentil garçon de la haute… Les choses ont bien changé depuis. Mais finalement, on pourrait définir Valenor comme un jeune homme un peu torturé, à la fois fasciné par sa moitié banshee mais également terrifié par celle-ci. Il a un désir de vengeance profond sur les humains qui l’ont chassé et renié il y a de cela quelques décennies. Cruel et impitoyable, il n’a aucun remord à empiler les dommages collatéraux du côté des humains. Mystérieux et imprévisible, il est finalement très difficile de savoir ce que ce jeune homme a en tête d’autant plus qu’il joue les inaccessibles en gardant cet air renfermé et sombre. Pourtant quand on gratte un peu la surface de cette personnalité froide et cynique, on finit par découvrir un grand enfant, doux et tendre, qui ne demande qu’à prendre soin de personnes qui lui sont chères. Il est un antihéros par définition. Il veut la justice, mais il empruntera toujours des chemins détournés pour parvenir à ses fins même si cela signifie enfreindre les lois ou ôter la vie aux quelques imbéciles qui se dresseront sur sa route. Attention à vous, les humains ne sont pas la seule chose qu’il tue et le pousser à bout pourrait bien être la dernière chose que vous ferez de votre misérable existence… Mieux vaut éviter de sous-estimer le jeune Asyrion.

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Même s’il a plus de défauts que de qualités, Valenor n’est pas pour autant un homme sans valeurs. Il a un sens de l’honneur et respecte ses engagements quels qu’ils soient. Il n’a qu’une parole et il n’aime pas faire de promesses en l’air. Même s’il ne respecte pas forcément les lois, il suit son propre code de conduite. Il pose lui-même les règles du jeu auquel il joue avec le reste du monde. Il est également un homme qui, sans le montrer, s’inquiète pour les autres. Il ne dira jamais directement à quiconque qu’une personne compte à ses yeux, mais ses actions finiront par trahir son attachement. Même sa sœur aînée n’a jamais droit à un seul mot doux pourtant Valenor donnerait sa vie pour elle. Tenace et Maître de lui, il sait ce que c’est de diriger et c’est probablement ce qui lui permet, encore aujourd’hui, d’être un leader exemplaire pour l’ensemble des quelques personnes qui se trouvent sous ses ordres.

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En parallèle, il reste méfiant, c’en est presque maladif. Il est incapable de laisser complètement une personne en responsabilité de sa vie ou de la réussite de quelque chose. Il ne parvient pas à laisser les autres faire les choses à sa place même s’il travaille énormément là-dessus. Sa méfiance est telle que notre Asyrion n’a même pas confiance en ses propres agissements. Sa nature hybride l’effraie parfois. S’il fait tout pour ne laisser apparaître qu’un homme froid et sûr de ses actions, il est en lutte perpétuelle avec lui-même pour faire les bons choix et protéger les quelques personnes qui croient en lui. On ne dirait pas comme ça, mais savoir que d’autres se reposent sur ses actes et sont là pour le féliciter quand il accomplit quelque chose est particulièrement important pour Valenor. Il ressent le besoin d’être aimé et apprécié pour ses actions, mais surtout le besoin d’être rassuré… Sa race le place entre deux mondes en conflit. Il a besoin de se conforter dans le fait qu’il a choisi le bon côté d’une part, mais également dans l’idée qu’il n’est pas un danger pour ses proches.

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Valenor est un homme complexe qui a besoin de la compagnie des autres mais qui tend à la refuser volontairement, convaincu qu’il protège ses proches en agissant de la sorte. Il suffit alors d’être plus têtu que lui pour rester à ses côtés et pourquoi pas lui arracher un beau sourire de temps en temps.

Physique :

Valenor est un homme qui apparaît comme assez jeune. On lui donne assez généralement la vingtaine bien qu’il ait dépassé les 100 ans depuis un moment. Mesurant sans mal un bon mètre quatre-vingt cinq, il ne pèse pas forcément très lourd et n’a pas une musculature qui se voit de loin, mais pourtant elle est belle et bien présente. Les cibles de ses coups de poings peuvent en témoigner… Un corps athlétique et agréable à regarder, des épaules robustes sans être trop carrées et un visage harmonieux qui embellit le tout… Il n’y a pas à dire, Valenor est un garçon charmant. Ses iris rougeoyants peuvent aussi bien se montrer cruels que tendres même si la plupart du temps ils ne renvoient qu’une indifférence glaciale qui peut figer quiconque.

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S’ajoute à ces prunelles enflammées une crinière écarlate et suffisamment longue pour que l’on parvienne parfois à confondre Valenor avec une femme lorsqu’il est de dos. Enfin, rapidement, on remarque ensuite assez vite ses épaules plus carrées que celles d’une demoiselle même si la taille de Valenor reste fine mais est partiellement responsable de son charme, il faut le reconnaître. Souvent attachés en une queue de cheval, ses longs cheveux sont bien entretenus et sont un véritable indicateur de son statut…

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Il prend soin de lui et il a les moyens de le faire. Un peau pâle sans imperfections, des cheveux soyeux, une musculature entretenue, tout est là pour qu’il puisse faire le beau. Et il aime ça… Il aime sentir le regard des autres sur son corps, il aime se sentir désiré que ce soit aussi bien par les hommes que par les femmes. Face au monde, il n’hésitera d’ailleurs pas à complimenter les demoiselles pour tenter de conserver une façade d’homme hétérosexuel accompli. Ce que le monde ne sait pas c’est que notre bel Apollon à un très clair faible pour la gente masculine, presque plus que pour les femmes elles-mêmes… Le monde n’accepterait que difficilement un soldat appréciant la compagnie des hommes… Enfin, c’est là ce que pense Valenor pour qui l’apparence fait tout.

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Il sait qu’il n’est pas forcément gâté par la nature pour sa race qui peut dégoûter certains… En même temps, un fils hybride d’humain et de banshee, qui pourrait bien accepter ça sans rien dire ? Surtout avec les conflits perpétuels qui éclatent entre les nations ? Alors, même s’il n’aime pas se donner en spectacle, Valenor s’assure au moins une façade fiable qui joue énormément sur le physique et le paraître. Pour être pris au sérieux dans ce monde, il faut se mettre en valeur, il faut se vendre… La puissance joue, mais l’apparence aussi. Pourtant sa peau pâle est parée de cicatrices si nombreuses qu’il ne les compte plus. Il sait son corps marbré de ces arabesques mortelles et il en fait une force, ce n’est qu’un argument de plus pour séduire après tout.

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Son physique qui fait rêver, ses muscles fins aux lignes finement dessinées, ses yeux de braises et sa crinière de feu… Tout est là pour attirer les regards, attiser la convoitise et séduire le reste du monde. Ça et son attitude désinvolte qui intrigue mais plaît énormément. Valenor est un jeune homme au tempérament bourré de défauts et aux habitudes pires que mauvaises… Mais on ne peut pas lui enlever le fait que physiquement, il est un véritable canon de beauté que beaucoup s’arrachent. Cette popularité croissante lui vaut d’ailleurs aujourd’hui une véritable réputation de Don Juan qui le précède où qu’il aille mais qui finalement ne le dérange pas… On parle de lui… Et si on parle de lui, on fait de la publicité pour son élite et son Roi… Tout le monde y gagne non ?

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Détail physique important : C’est à cause de ce symbole logé dans son œil droit. Autour de sa pupille, comme tatoué dans l’iris, on peut voir cette forme ronde, des arabesques pâles dans cet océan carmin. Une marque de naissance à cause de laquelle la branche maternelle de sa famille souhaite sa mort car elle est la marque du déshonneur apporté à la lignée Asyrion.

Arme :

Aetherÿs, le Croc Rédempteur

Valenor ne porte réellement qu’une seule arme même si le panel de ses outils est assez vaste. Il reste fidèle à son épée, une claymore portant le doux nom d’Aetherÿs, le Croc Rédempteur. Cette lame fut forgée à la demande de Valenor et sur mesure dans un métal rare et connu pour sa résistance.

 

L’épée du soldat est, théoriquement, incassable. Elle n’était qu’un simple petit morceau de métal à l’origine, elle ne portait même pas de nom. C’est lorsque le rubis, qui contenait alors l’âme d’Alduaan, fut incrusté au sein du métal que la lame prit vie. Tout cela se déroulant à peu près au moment de la création des Élus d’Alduaan.

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L’Ancêtre s’était alors accaparé complètement la masse métallique, en faisant un nouveau corps partiel. Mais, impossible de conserver une allure digne de ce nom sans un apport d’énergie. C’est là que Valenor entre en jeu. Lié à l’Âme depuis quelques dizaines d’années, il est finalement devenu la seule source suffisamment puissante pour nourrir l’âme de la Bête.

 

Peu à peu, un espèce de rituel s’est mis en place entre les deux entités. Valenor cède une part de son sang à la lame habitée par l’Ancêtre. Celui-ci s’en nourrit et permet alors au garçon d’employer les pouvoirs de l’Ancêtre. Un échange équitable qui permet une certaine symbiose entre les deux. Plus l’arme prend de sang, plus elle paraît imposante, plus ses coups sont puissants et plus les capacités qu’elle octroie à Valenor sont dévastatrices. Mais plus le jeune homme s’épuise…

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Lien avec Aetherÿs

Son épée, Aetherÿs, puisqu’investie par l’âme d’Alduaan, peut être rappelée de manière presque télékinétique à Valenor. Les deux entités sont liées. Valenor, quand il est désarmé, n’a alors qu’à tendre le bras pour que sa fidèle arme ne le rejoigne.

 

De plus, il peut simplement manier cette lourde épée avec son esprit sur un diamètre donné (10-15m) et ainsi libérer ses deux mains pour frapper avec ses poings pendant que son arme continue d'attaquer.

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Duelliste féroce

Armée d’Aetherÿs, Valenor devient un véritable monstre. Il peut se battre à l’épée sur tous les types de terrains ou presque et il peut surtout tenir tête à des adversaires aux styles de combat variés. Que son ennemi manie le fouet ou l’épée bâtarde, il parviendra à lui tenir tête au moins un moment.

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Corps-à-corps

Après plus de 100 ans d’entraînement au combat et de missions pour son Roi, il paraît assez évident que Valenor possède des facultés très poussées. Il peut très bien tenir un combat poings contre poings face à plusieurs adversaires sans difficultés.

HISTOIRE : 

☽ Naissance du bâtard

La naissance de Valenor est le fruit d'une erreur aux yeux des Asyrion et un miracle aux yeux de son père… Miria Asyrion, descendante de Kaleos Asyrion, grand Chasseur de Créatures, véritable monstre craint par les créatures qui osaient empiéter sur les contrées humaines, à un jour fait l'erreur de se laisser charmer par une banshee. Cet homme ? C'était Zoltan Naëwin. Connu pour être une puissante créature, il était craint et évidemment, qui de mieux placé pour éliminer une telle bête qu’une illustre famille de chasseurs de monstres… Comme vous pouvez vous en douter, c’est Miria qui fut chargée de la traque et de l’élimination de Zoltan. Elle était un élément prometteur en plus d’être un assassin qualifié. Toute sa lignée la pensait capable de faire plier le genou à ce monstre.

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Miria était dévouée à sa tâche et une fois que sa grossesse avait été révélée, elle avait accusé Zoltan de l’avoir envoûtée pour profiter de son corps… La réalité ? La demoiselle était simplement tombée sous le charme de la banshee. Il s’était montré courtois, agréable… Il n’avait rien d’un monstre… Il avait même aidé un malheureux enfant perdu à retrouver sa mère… Miria n’était qu’une jeune femme naïve à l’époque, son pauvre coeur n’avait pas résisté longtemps avant de céder… Elle le savait, après deux semaines de traque à le poursuivre, elle serait incapable de le tuer après avoir assisté à tous ses actes de bonté envers de parfaits étrangers. Elle avait menti à sa famille et, le soir où elle avait initialement programmé son meurtre, elle avait rencontré la banshee dans une auberge. Leur discussion avait été plaisante, intéressante et de fil en aiguille, il s’était permit de glisser quelques mots plus curieux à la jeune femme. Miria était bien trop réceptive aux charmes de Zoltan et leur rencontre se termina dans l’une des chambres de l’auberge…

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Deviner la suite est un peu plus complexe. On pourrait s’attendre à ce que le lendemain Zoltan mette les voiles… Mais non, il était bien là au réveil de son amante et il lui proposa même de garder le contact. Ils se revirent plusieurs fois ce mois-là, Miria continuant de mentir à sa famille pour dissimuler son terrible secret. Et finalement, Zoltan finit par lui proposer d’abandonner la chasse de monstres pour venir vivre avec lui. Proposition qu’elle ne pouvait accepter. Pour ne pas faire face à sa déception, elle prit la fuite et rejoignit sa famille, se blessant elle-même suffisamment pour donner l’illusion que son combat contre la Banshee s’était mal terminé et qu’elle avait eu de la chance d’en réchapper. Elle ne savait encore pas qu’elle attendait le jeune Valenor à cette époque…

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Pendant les semaines qui suivirent, elle fut mariée à un humain qui n’avait rien du charme de Zoltan mais qui pourrait assurer une belle vie à la chasseuse. Miria, dans le courant du mois, compris qu’elle attendait un heureux événement. Convaincue que ce serait celui de son époux, elle ne s’inquiéta pas et continua sa petite vie, menant la grossesse à terme. La naissance, cependant, fut difficile… Plus difficile que pour donner naissance à un enfant humain… Miria compris alors que ce fils n’était pas celui de son mari… Mais bel et bien celui de Zoltan… Dans son agonie pendant cet accouchement trop compliqué, elle implora les Dieux pour que Zoltan vienne sauver le bébé qui serait exécuté si jamais les Asyrion apprenaient sa nature… Pendant des heures, elle souffrit pour mettre au monde Valenor.

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Les Dieux n’eurent rien à faire pour que Zoltan vole au secours de son fils. Depuis la fuite de Miria, il l’avait suivie, il l’avait surveillée, prêt à la protéger… Leur amour était pur depuis leur rencontre. Les deux avaient eu beau essayer d’oublier l’autre, aucun n’y était parvenu… Et finalement, c’est en donnant naissance au fruit de leur amour que Miria eu la chance de revoir son amant avant de rendre son dernier souffle. Elle fit jurer à Zoltan de toujours protéger Valenor et sur ces douces paroles, elle ferma à jamais ses yeux. La famille de Chasseurs tenta de tuer le père et le fils alors que Zoltan fuyait avec son enfant. Valenor était un déshonneur, une erreur de la nature, il devait être éliminé… Mais le destin en décida autrement. Zoltan parvint à s’enfuir, emportant son fils avec lui.

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☽ Élever un fils

Après s’être installé dans les contrées sauvages d’Abixia, loin de l’agitation des villes et des autres habitants des îles. Il souhaitait protéger son enfant coûte que coûte. Il se dit que si, même les créatures ne connaissaient pas l’emplacement de son manoir, alors les humains ne pourraient pas non plus et Valenor pourrait grandir en paix. Le jeune homme passa alors ses toutes premières années élevé uniquement par son père dans un manoir qui était sans aucun doute son terrain de jeu favori. Mine de rien Zoltan savait y faire avec les enfants bien que Valenor soit le premier qu’il ait à élever à partir de la naissance. Sa première fille, Asphodel, était une jeune femme qui n’était autre que la fille d’un ancien ami. Le malheureux avait péri sans avoir aucune chance de revenir cette fois, assassiné par des Chasseurs qui faisaient concurrence aux Asyrion. Finalement, il avait pris l’enfant sous son aile alors qu’elle était déjà suffisamment autonome pour se débrouiller.

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Valenor, c’était une toute autre histoire, il était un nouveau-né, une petit chose fragile qui devait être protégée, que l’on devait nourrir et qui devait surtout être éduqué pour apprendre à devenir, un jour, un jeune homme indépendant capable de survivre seul dans ce monde de sauvages. C’était là un défi pour la Banshee, mais il avait promis à sa compagne de prendre soin du petit et Zoltan n’a jamais eu qu’une parole… Les premiers mois se sont avérés très compliqués… Tout un équilibre qui dû se mettre en place. Heureusement que le père pouvait compter sur Asphodel pour l’assister dans cette tâche. Elle n’était pas forcément grande, mais elle était au moins assez responsable pour assister son oncle dans la traversée de cette épreuve.

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Une première année finit par s’écouler, Zoltan et Asphodel assurant la survie de l’enfant. Compliquée, certes, mais l’année s'était terminée mieux qu’il ne l’avait espéré. Valenor était un nouveau-né résistant et vivace qui savait tenir éveillée la maisonnée toute la nuit. À partir de ce premier palier, les autres années s’enchaînèrent rapidement, le petit hybride grandissant à vue d'œil sous le regard fier de Zoltan. Aux alentours d’un an et demi, Valenor marchait déjà, il apprenait vite et surtout, il démontrait déjà de grandes facilités pour se déplacer. Il apprend tout aussi rapidement à parler, bercé par les contes de son père sur des mondes parfaits et des entités suprêmes.

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Les années s’enchaînent et avec le temps, Valenor devint un jeune garçon plein d’énergie qui passait énormément de temps à courir dans tous les sens, de long en large, traversant le manoir de part en part pour s’amuser. Il était un jeune homme vif aussi bien de corps que d’esprit. L’épuiser semblait être chose impossible. Autant dire que jusqu’à sa quinzième année, Valenor a posé de nombreux problèmes à Zoltan.

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L’enfant ne savait jamais quand s’arrêter et la banshee ne compte plus le nombre de fois où il a dû sévir pour mettre Valenor au lit. Enfin, toute la jeunesse de l’enfant fut relativement paisible. Évidemment, il y eu des chutes, des accidents et même quelques os cassés mais jamais rien de trop surprenant pour un enfant de son âge. Et puis, quand elle le voulait, Asphodel partait volontairement jouer avec ce cousin qu’elle appréciait mine de rien. Il avait beau n’être qu’un hybride il parvenait à lui tenir tête dans leurs combats, il arrivait même, des fois, à la surpasser à la course. C’était surprenant, mais cela présageait un avenir radieux pour notre petit garçon.

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Il vécut parfaitement heureux au sein du manoir et de ses environs. Il était assez vieux pour quitter le domaine sans trop de risques. Même s’il ne maîtrisait pas encore parfaitement sa magie, il pouvait déjà au moins repousser quelques créatures. Sans oublier qu’Asphodel n’était jamais bien loin, toujours prête à bondir au secours de Valenor qui, finalement, n’avait que cinq ans de moins qu’elle. Les deux aimaient énormément le jeu du Cache-cache et étrangement, Valenor excellait dans le domaine… La raison ? Il commençait déjà à utiliser ses facultés magiques sans le savoir et de manière assez hasardeuse…

Passé les 20 ans, il avait bloqué les changements physiques de son corps, conservant alors l’allure d’une beau jeune homme à la crinière de feu et aux yeux qui luisaient comme deux rubis. Sa “soeur”, Asphodel, avait fait de même quand l’heure était venue, elle était, elle, une femme charmante aux cheveux d’une teinte similaire à ceux de Valenor, mais aux yeux d’un violet lumineux magnifique. Ensemble, ils étaient devenus les jeunes adultes turbulents qui semaient la zizanie sur leur passage malgré eux. Mais ce n’était là qu’une nouvelle preuve de leur complicité. De quoi rendre Zoltan d’autant plus fier de ses deux enfants.

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Et finalement, d’autres années passèrent encore, les deux jeunes restant au manoir en compagnie de la vieille banshee.

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☽ Magie et merveilles

Valenor se faisait vieux, il était temps pour lui d’apprendre à utiliser plus clairement sa magie. Mais cette décision ne vint que le jour où le malheureux manqua de se faire embrocher par des villageois en colère qui pensaient que la famille était à l’origine de la misère et de la pauvreté du sol qui empêchait les plantes de pousser correctement. La colère qui avait pris Valenor face à ces accusations envers son père et sa cousine l’avait poussé à attaquer ces villageois à la langue bien pendue, le petit garçon finissant par ouvrir la gorge de l’un avant de vider un second de tout son sang… Autant dire que les premières gorgées de sang humain que pu prendre Valenor éveillèrent le monstre qui sommeillait encore dans son corps innocent.

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Le sang sur le sol, les cadavres qui jonchaient la terre battue, l’un d’entre eux la tête pratiquement séparée de son corps tant que le jeune hybride avait mordu violemment sa proie… Une véritable scène de cauchemar avait pris place là où ces pauvres gens avaient manifesté… La réalisation de ses actes eu, par la suite, raison de sa santé mentale pendant quelques mois… Il avait tué, il avait le sang d’innocents sur les mains… De pauvres gens qui avaient simplement voulu nourrir leurs familles… Ces malheureux n’avaient dit qu’un seul mot de travers et cela avait suffit à faire perdre tout contrôle à Valenor… Il ne comprenait pas… D’où lui venait cette rage qui le consumait quand la colère coulait dans ses veines ? Il devait devenir meilleur, il ne pouvait pas recommencer ce genre de massacre, non… Il ne devait pas, ce n’était pas bien…

 

Finalement, Valenor sortit de sa chambre de son plein gré, empli d’une motivation encore jamais vue dans son regard. Il était temps qu’il apprenne à contrôler cette rage presque animale qui dormait en lui.

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L’entraînement fut rude, plusieurs fois, il tomba, il souffrit mais jamais il n’abandonna si bien qu’il finit par dompter la bête endormie. Il était enfin apte à parcourir le monde sans que l’on ait à craindre une nouvelle rechute qui le pousserait à tuer sans répit… Zoltan et Asphodel étaient fiers… Si fiers de ce que Valenor pouvait devenir… Mais les choses ne s’arrêtèrent pas là.

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Zoltan prit en charge les enseignements qui touchaient au combat, il forma son fils à manier toutes les armes, mais Valenor avait fait son choix… Les épées massives étaient ce qui lui convenait le mieux. Les mouvements effectués étaient lents mais d’une puissance dévastatrice. Asphodel, elle, fut chargée d’entraîner son cousin à la magie. Encore un entraînement difficile en sachant que la demoiselle était intransigeante et qu’elle n’acceptait que la perfection. Rapidement, les premières affinités magiques de Valenor firent leur apparition… Sa magie ? L’Éther. Une magie aussi rare que terrifiante compte tenu des utilisations que l’on pouvait en faire. Mais très vite, cette magie évolua pour se focaliser sur la solidification de l’Éther sous forme de papillons de verre… Asphodel avait été surprise par ce revirement de la situation, mais d’un autre côté, elle était particulièrement fière de lui.

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C’est ainsi que le jeune homme découvrit les premières utilisations de sa magie… Pour fêter cette réussite, Zoltan offrit un magnifique rubis taillé à Valenor en guise de témoin de sa réussite.

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☽ Frère et Soeur

Comme vous le savez, toutes les bonnes choses ont une fin… Pour Valenor et Asphodel, la fin de leur petite vie agréable en compagnie de Zoltan arriva plus vite que prévu… Valenor eut le privilège de voir son père se faire exécuter sous ses yeux. La raison ? La guerre entre les Humains et les Créatures… Ce jour-là, Valenor voulut secourir son père. Il avait usé de tout ce qu’il avait appris pour retenir les humains le temps que son paternel puisse reprendre ses esprits et attaquer, mais ça n’avait pas été suffisant.

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Les efforts d’Asphodel avaient, eux aussi, été complètement vains… Les deux jeunes s’étaient retrouvés acculés. Blessés et épuisés, ni Asphodel, ni Valenor, n'auraient pu tenir tête correctement aux Chasseurs qui se tenaient là, prêts à tuer les deux “jeunes”… Zoltan ne voyait qu’une seule solution pour leur permettre la survie : se sacrifier en emportant avec lui tous les chasseurs présents. Il renvoya ses deux enfants, adressant seulement une petite phrase à Valenor qui commençait déjà à regretter d’abandonner son père, les larmes se formant aux coins de ses yeux.

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“Lève la tête… Reste toujours fier… Ils tueraient tous pour te voir tomber”

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À ces mots, il poussa les deux enfants qui se mirent à courir sans perdre haleine jusqu’à ce qu’ils espéraient être un lieu de sûreté tandis qu’au loin la bataille faisait encore rage. Zoltan ne pouvait pas mourir… C’était une Banshee après tout non ? La Mort était son quotidien, elle n’avait pas le droit de le prendre. Mais rien ne vint… Ils étaient seuls…Il ne restait qu’eux.. Pendant une année entière, les deux avaient erré, espérant percevoir des échos concernant la survie d’une Banshee… Les humains ne s’en seraient jamais vantés, mais ils auraient maudits leurs chasseurs pour cette incompétence.

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Devenus parfaitement inséparables, Asphodel veillait sur Valenor et inversement. C’était là l’unique moyen qu’ils pouvaient avoir pour rester en vie sans avoir à affronter la solitude. 

 

Ce fut une épreuve difficile pour l’un comme pour l’autre, mais finalement ils entendirent enfin parler d’une créature qui, sauvée par un de ses congénères, aurait été repoussée dans les tréfonds des forêts, blessée et agonisant… Ils se mirent en route sans attendre, si c’était lui, ils devaient le retrouver, savoir qu’il était bien en vie, au moins, pour le rassurer.

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Zoltan n’était plus le même. Quelque chose avait changé en lui. Les deux enfants qu’il avait autrefois aimés n’étaient aujourd’hui plus qu’une source de haine… Le regard noir qu’il leur lança quand les deux se présentèrent sur le pas de la porte suffit à faire reculer Valenor. Il avait compris que ce n’était plus la peine de s’approcher. Son père ne voulait plus le voir, il n’y avait plus une seule once d’amour dans le regard de Zoltan. Pourtant, il ne les chassa pas. Comme s’il retenait ses pulsions… En même temps, il était mourant. Les blessures infligées pendant les affrontements avaient été vicieuses. Il s’était enfui sur le coup mais simplement pour souffrir pendant une année entière et finalement mourir comme un animal sauvage…

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Valenor finit par hocher la tête, adressant même un sourire à celui qui l’avait élevé. Il comprenait… Il n’en voulait pas à ce père qui s’était sacrifié au nom de ses enfants. Il promit même à Zoltan qu’il le rendrait fier un jour. Cet événement marqua profondément aussi bien Valenor qu’Asphodel. Un nouveau chapitre de leur vie était sur le point de s’écrire, mais tant qu’ils seraient tous les deux, rien ne pourrait jamais les arrêter, ils en étaient convaincus.

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Les années passant, cela dit, la demoiselle pouvait se rendre compte que son frère changeait. De jeune homme adorable et souriant, il s’enfonçait dans le cynisme. Il semblait déçu de tout, ne voyait le bien chez les autres que très rarement… Il ne trouvait pas de but à son existence en dépit de toutes les tentatives de sa sœur. Valenor était en train de devenir le manipulateur cruel que l’on connaît encore aujourd’hui. Rien ni personne n’aurait pu empêcher cette évolution.

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Et finalement, le passage des 100 ans fut décisif, Valenor cessa de se montrer passif dans l’exploration du monde. Pendant toutes ces années, il avait nourri une haine silencieuse à l’égard des chasseurs Asyrion mais celle-ci avait finalement évolué pour devenir une haine envers les chasseurs de tous horizons. C’est à compter de sa centième année que Valenor devint réellement le jeune homme que l’on connaît aujourd’hui.

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☽ L’Âme dans le Rubis

Il va sans dire que la découverte des pouvoirs mystiques du rubis offert par Zoltan avait été purement fortuite. En effet, qui aurait pu deviner que Zoltan avait gardé, pendant toutes ces années, l’Âme d’un Ancêtre avec lui ? Enfin, pour revenir un peu sur cette histoire, il semble bon de donner quelques rappels concernant la création du rubis. L’Âme, Alduaan, appartenait à l’Ancien Monde. L’idylle où tout était possible. Puissante créature, il fut vaincu par l’évolution des âges. Pour son propre bien, il s’enferma lui-même au cœur d’une pierre précieuse et il s’endormit pendant des décennies en attendant de trouver un hôte apte à supporter sa puissance. Il espérait pouvoir renaître un jour et voir de ses propres yeux le nouveau monde créé par ses congénères.

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Et vint alors le jour où le rubis dans lequel il était piégé fut placé entre les mains de Valenor une première fois. Cet hybride pessimiste, cynique, et fatigué par ce monde où tous se faisaient la guerre. Les pensées de Valenor étaient proches de celles de l’Ancêtre et, alors que le jeune homme plongeait un peu plus dans l’abîme de son arrogance défaitiste, il entendit une voix résonner dans son esprit. Grave, presque caverneuse, usée par le temps. Il sentit également une force inconnue tenter de soumettre son âme coûte que coûte. Mais la force de l’hybride n’était pas à sous-estimer. Il tenait tête à l’entité, l’esprit de Valenor était fermé, comme mis sous clé…  Et finalement, cette pression sur son âme s’apaisa et il commença à échanger avec l’entité qui cherchait à prendre le contrôle de son être. Valenor n’avait pas encore cent ans quand l’Ancêtre et lui devinrent plus proches. Il était temps de faire changer ce monde… Et avec cette âme d’Ancêtre, ce serait possible maintenant.

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Valenor finit par exposer ses idées et ses plans à l’entité qui sembla relativement satisfaite de ceux-ci mais il n’était pas encore prêt à céder de sa puissance à cet hybride. Zoltan lui avait promis qu’il entraînerait son fils pour qu’il devienne le parfait vaisseau. La pensée de Valenor avait su toucher la bête, mais pas encore suffisamment… Valenor devait encore prouver qu’il était capable de supporter la puissance qu’Alduaan pouvait lui donner mais également prouver qu’il n’allait pas perdre l’esprit à cause de cette force nouvelle que le Destructeur lui promettait. Une puissance encore jamais vue dans ce monde, une force telle que le monde entier finirait par plier le genou devant cette entité.

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Valenor était hésitant, une entité inconnue qui promettait de le rendre plus fort s’il s’en montrait digne. Et pourtant, il eut l’air d’accepter les conditions de l’entité. Il conserva le rubis précieusement, en faisant un collier qui ne quittait jamais son cou pendant un temps. Le jour, la nuit, dans son bain ou avec ses conquêtes, Valenor avait toujours cette pierre précieuse. Alduaan et lui avaient de grandes discussions et, de manière assez régulière, l’Ancêtre mettait à l’épreuve le corps et l’esprit de son porteur. Ces épreuves poussaient parfois même Valenor à vomir sang, bile et entailles à chaque fois. Tous ses muscles le faisaient souffrir et son esprit était tourmenté par les souvenirs des millénaires de vie de la bête qui le hantait. Mais à chaque fois, le jeune homme parvenait à surpasser les épreuves qui étaient de plus en plus dures… Signe qu’il méritait les cadeaux que l’entité promettait.

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Il se souvint alors d’un comptines que lui chantait autrefois son père sur un monde d’autrefois qui aurait été la perfection incarnée. Ce même monde qui avait disparu mais qui pourrait être la source du salut de l’humanité entière. Il se souvenait de toutes ces histoires sur ce monde qui avait précédé le sien, un monde méritant, un monde meilleur, un monde pour qui il serait prêt à tout raser si jamais ça pouvait ramener ce paradis terrestre. L’Ancêtre et lui allaient marcher, main dans la main, pour faire renaître ce monde si parfait, loin de la corruption humaine et de ses vices.

 

☽ Le Croc Rédempteur

Plusieurs semaines, voire mois, s’écoulèrent à compter de cet instant. Et les entraînements se faisaient de plus en plus rudes. Il endurait, il subissait et surtout il combattait de toutes ses forces pour prouver qu’il méritait les dons de l’Ancêtre. Et en plus de ces entraînements durs menés par la Bête, Valenor continuait d’améliorer sa maîtrise de l’épée. Il travaillait alors encore avec une vieille arme qu’il avait récupérée avant de quitter le manoir familial.

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Il était bon, très bon… Excellent même, il avait une véritable affinité avec cette claymore qui ne le quittait pas et qu’il maniait comme si ce n’était qu’une extension de ses bras. Quand il s’entraînait, on avait presque l’impression de simplement le voir danser. Il valsait avec sa lame… Une musette mortelle, aussi belle que fatale. Combien de fois Asphodel était-elle restée assise dans les branches d’un arbre pour voir son cadet améliorer sa maîtrise de cette arme lourde. Il était hypnotisant de le voir donner de tout son être pour devenir le meilleur des guerriers.

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Valenor s’était même inscrit à plusieurs tournois. De manière assez surprenante, il était sorti vainqueur de chacun d’entre eux. Il ne laissait jamais une seule chance à ses adversaires. Dans ses combats, qui restaient loyaux au départ, on finit par voir que le jeune homme n’hésitait pas à user de ruses pour s’assurer l’avantage. Il n’enfreignait pas les règles, mais il amenait toujours son adversaire à se mettre dans une position qui l’avantageait indéniablement. Il avait non seulement la technique, mais aussi l’intelligence. Il s’adaptait à l’environnement avec une aisance terrifiante. Il était à l’aise partout, il trouvait toujours le moyen de prendre l’avantage, quel que soit l’adversaire, quel que soit son style et quel que soit son niveau. Valenor était devenu la terreur des arènes. Le monstre inarrêtable terrassait ses adversaires armé de sa lourde épée.

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Finalement, à l'issue de plusieurs de ses tournois et pour le féliciter de sa réussite, Asphodel apporta le dernier cadeau légué par leur père. Une arme avec laquelle il deviendrait absolument imbattable. Zoltan y avait fait incruster le rubis dans lequel était enfermé Alduaan. De cette manière, Valenor serait toujours lié, d’une manière ou d’une autre, à son arme. Elle lui offrit à la fin de son dernier combat et laissa à son cadet le soin de nommer l’arme. C’était de loin le plus beau cadeau que sa sœur ait jamais pu lui faire et Valenor prit tout le temps du monde pour nommer la merveilleuse arme. Finalement, il se décida et c’est ainsi que son épée prit le nom d’Aethérÿs.

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À peine Valenor avait-il posé sa paume sur l’épée que celle-ci sembla prendre vie pour s’adapter à la taille de Valenor et des pointes étaient sorties du pommeau pour se planter dans la peau pâle de Valenor, lui tirant quelques grondements de douleur. Il sentait son sang aspiré par la lame qui donnait l’impression de s’ouvrir à mesure qu’elle se nourrissait du sang de son porteur désigné. Et finalement, le flux cessa. La lame avait pris sa forme réelle et tenait dans les mains de Valenor à la perfection. La douleur s’était rapidement estompée, laissant un jeune homme émerveillé par cette nouvelle épée. Il la fit rouler entre ses doigts, effectuant quelques moulinets de poignet, soupesant l’arme et cherchant à trouver le meilleur angle pour la tenir… Mais il était véritablement heureux, cela se voyait sur son visage. Il aimait déjà ce cadeau et il promit de chérir l’arme jusqu’à la fin de ses jours.

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On ne pouvait plus le séparer de son nouveau jouet, ou plus grand bonheur de cette sœur qui était fière de son cadeau. C’était probablement la première fois qu’elle voyait Valenor sourire depuis tant d’années et rien n’aurait pu faire concurrence à la joie de voir ce grand pessimiste sourire.

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Finalement, il adopta excessivement sa nouvelle arme. Même l’âme d’Alduaan appréciait sa nouvelle maison. Pourtant, l’Ancêtre ne s’était pas privé pour râler quand Asphodel avait volé le rubis le temps de faire forger l’arme. Autant dire que dans ces moments-là, l’entité était bavarde… Pourtant il avait bien râlé dans le vent, cette épée étant une demeure bien plus agréable pour un Messager de la Fin des Temps tel que lui. Ou du moins, elle lui seyait bien mieux qu’un stupide caillou, pierre précieuse ou non.

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Avec cette nouvelle arme, Valenor se sentait capable de déplacer des montagnes et visiblement, Alduaan était du même avis… Maintenant qu’ils formaient une équipe presque parfaite… Ils pourraient enfin envisager de mettre à exécution leur plan complètement fou.

 

☽ Ami ou Ennemi

La nouvelle forme du contenant pour l’âme de l’Ancêtre l’avait ravi et les progrès du garçon étaient indéniables, il serait bientôt prêt à recevoir la puissance de la Bête. Les jours passaient et finalement, alors que l’automne approchait à grands pas, l’Âme se fit entendre une nouvelle fois dans l’esprit de son porteur. Valenor s’attendait déjà à une nouvelle épreuve, mais il n’en était rien, cette fois, la discussion s’avéra paisible, un peu comme lorsque l’on parvient à la fin d’une épreuve terrible et que l’on peut enfin souffler en voyant la fin du tunnel. Et finalement, à l’issue de cette discussion, l’entité avait statué de ses actes. Il comptait aider Valenor mais comptait également lui prêter de sa force. Alduaan restait une terreur susceptible de déclencher l’Apocalypse… Ce n’était pas rien…

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Avec quelques appréhensions, il avait finalement accepté la proposition de l’Ancêtre et les deux n’avaient pas attendu une seconde de plus. Dès l’instant où Valenor avait donné son approbation, Alduaan sembla ouvrir une porte entre leurs deux âmes. Une déferlante de puissance prit alors possession de Valenor. C’était bien plus fort que tout ce que l’Ancêtre lui avait fait endurer jusqu’à maintenant. C’était trop, Valenor en était certain maintenant, mais le rite était commencé, il n’avait plus aucun moyen de le stopper désormais. Il tomba à genoux, se tenant la tête et hurlant à pleins poumons. Il avait l’impression que son crâne allait exploser, tout son corps le brûlait, comme si son sang était devenu un fleuve de lave incandescente. Ses yeux, déjà naturellement rouges, s’étaient mis à luire d’un éclat toujours plus fort, un feu surnaturel animait ses pupilles écarlates. Les yeux écarquillés, il haletait sur le sol, un étau serrant sa poitrine et l’empêchant d’aspirer l’air dont il avait besoin. Le sang lui battait si fort aux tempes qu’il ne parvenait plus à penser.

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Tout était trop, il avait l’impression de tout ressentir, tout jusqu’au moindre frottement de l’air ambiant sur sa peau. Ses cris résonnaient si fort que l’on pouvait croire qu’il était en train de se déchirer les cordes vocales. Valenor avait simplement l’impression qu’il était en train de mourir à cause de l’entité qui prenait peu à peu sa place dans son esprit. On lui ouvrait le crâne à grand coup de masse et pourtant il résistait. À quatre pattes sur le sol, il continuait de s’époumoner, endurant cette douleur qui le tétanisait complètement. C’était tout simplement horrible, insupportable…

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Il avait envie que tout s’arrête mais en même temps il refusait d’abandonner de cette manière. Il était si proche du but, il ne pouvait pas tout lâcher maintenant… Pendant de longues minutes encore, il agonisa. Ce qu'il ne savait pas, c’est que cette douleur était provoquée par l’Ancêtre qui usait de toute sa puissance pour tenter de prendre possession de Valenor une dernière fois. C’était son ultime essai pour parvenir à prendre le contrôle du corps de cet hybride prometteur. Mais Valenor ne relâcha ses efforts à aucun instant, aucun et finalement, l’Âme de l’Ancêtre dû abdiquer… Il avait été vaincu par l’esprit tenace de Valenor. Comme promis, il partagea alors ses facultés et comme pour le prouver, il fit s’enflammer les avant-bras du garçon, promettant alors à celui-ci de lui apprendre à maîtriser les nouveaux dons qui étaient désormais les siens.

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Avec le temps, l’âme de Valenor commença une lente fusion avec celle de l’entité, si bien qu’aujourd’hui, les deux ne forment plus qu’un. Ils sont une même entité parfaitement indissociable de niveau neuf capable de détruire des villes entières en l’espace de quelques instants. Avec le temps, Valenor a également appris à maîtriser toutes sortes de capacités en lien avec les anciens pouvoirs de l’Ancêtre. Encore aujourd’hui, il poursuit cet apprentissage, devenant plus fort à chacun de ses combats.

 

☽ Né pour être un leader

Finalement, alors qu’il atteignait enfin les cent ans, Valenor se proposa de rejoindre les rangs de l’armée de Feobis. Il proposa son aide et soumit même l’idée au Roi et à son Secrétaire qu’une milice pourrait aider au contrôle de l’île mais aussi à la conquête du monde.

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Il avait besoin de se rendre utile, de se dévouer à une cause. Mais il avait aussi envie de se fonder une “famille”.  Il avait une arme forgée rien que pour lui, des connaissances magiques et une âme d’Ancêtre fusionnée à la sienne. Tout était fait pour qu’il devienne un grand leader de ce monde.

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 Sans l’aide de personne il commença à recruter, récupérant un vieux château dans les hauteurs de Feobis pour s’y installer et en faire son Quartier Général. L’édifice était immense, c’était indéniable, et les rénovations seraient longues. Les travaux étaient durs mais Valenor l’était encore plus quand il était question de recruter ses premiers compagnons. Il était intransigeant et ne laissait aucune place aux faibles d’esprits.

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Alduaan et lui mirent finalement en place le principe hiérarchique : diviser les pouvoirs pour mieux asseoir sa force et sa domination sur l’Ordre au complet. C’est ainsi que furent forgées les quatre armes qui servent aujourd’hui à nommer les Terreurs. L’Âme de l’Ancêtre et celle du soldat étaient en résonance au moment de ce choix et aujourd’hui c’est encore ce principe qui règne en maître sur les Élus d’Alduaan. Une milice pour protéger Feobis, mais également une excellente couverture pour Valenor qui peut continuer sa traque.

EVOLUTION

Relations : 

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