

FRANCISCO MIRAI

Caractéristiques
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Âge : 47 ans
Nation : Feobis
Race : Sang Impur
Sexe : Homme
Métier : Aristocrate
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Avatar : Oc de @sh0d03_art
Ceci est la fiche d'un de nos membres. Il est strictement interdit de s'en approprier le contenu et les idées sans sollicité le créateur derrière ce personnage.
COMPETENCES :
De par sa race, Francisco entretient un rapport particulier avec son propre sang, mais il a décidé d’approfondir encore plus ce lien. Lorsqu’il se retrouva à la tête de sa propre maison, devant assumer de lourdes responsabilités, il décida de s’armer en conséquence, en se servant de ce formidable potentiel qu’on lui avait imposé. À force d’entraînements et d’embûches, et après environ deux années d'entraînement très rigoureuses, l'homme perdu et effrayé qu'il était devint un puissant mage, doublé d'un guerrier entraîné.
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Francisco s’est beaucoup entraîné dans des domaines les plus essentiels, et pour lui, la manipulation pure et dure du sang en fait partie. Il s’inspira d’Oda Nobunaga et son contrôle de la poudre, pour produire un effet similaire dans ses effets au magnétisme, attirant le liquide sanguin grâce à son corps pour lui faire faire des mouvements en lien avec les siens. C’est une capacité essentielle s’il souhaite ne pas utiliser son propre sang, ainsi que pour les transfusions. A vrai dire, c’est probablement celle la plus puissante après la suivante.
Altération du sang : La clef de sa puissance. En s’entraînant, sa magie atteignit un nouveau palier. Avec la connaissance de la composition du sang, il put travailler magiquement sur les éléments indépendants composant le sang. A force d’échecs, il parvint finalement à les modifier. Se débloquant de cette manière un éventail gigantesque de possibilités. Ajouter des effets renforçant, affaiblissant, tout cela devenait facile pour lui, jusqu’à ce qu’il soit capable d'accentuer l’effet stabilisateur du sang humain chez les Sangs Impurs, lui permettant de réduire drastiquement la quantité de sang qu’il lui faut pour continuer à vivre pleinement.
En combinant ces deux magies, Francisco peut cristalliser du sang à l’air libre et proche de lui, et lui donner diverses formes, lui permettant donc de créer des armes cristallines, fragiles mais incroyablement coupantes et perçantes.
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Marionnette de sang : On attaque un sort qui en jette, qui terrifie, mais qui n’est que peu rentable à être utilisé. En se concentrant suffisamment, Francisco pour insuffler son essence magique dans le sang d’un autre proche de lui, pour réussir à utiliser sa manipulation des flux à l’intérieur même de ses veines, afin de le forcer à faire les mouvements qu’il lui impose. Malheureusement, il s’agit bien souvent d’une méthode de bluff, car ce sort n’est pas encore achevé, et demande beaucoup d’énergie mentale à être réalisée. De plus, si la cible possède une bonne condition physique, il est capable d’y résister, pendant que Francisco lui, doit rester extrêmement focus sur sa manipulation, à travers la peau de sa marionnette. Aussi paradoxale que ça puisse être, c’est bel et bien ce sort qui le propulsa au rang de mage très puissant et avant-gardiste, au cours d’une démonstration sur un garde, demandé par le Roi Oda Nobunaga pour connaître ses progrès.
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Entraînement aux armes : Durant un peu moins d’une année, Francisco fut rôdé au combat martial. Loin d’être un maître d’arme, il se débrouille néanmoins très bien à la lance.
Caractère :
Dandy et aimable, Francisco s’est acharné à devenir un homme entrepreneur et aimé de ses proches, et même du peuple de Feobis, malgré son goût pour le sang humain, et sa force parfois troublante. Ses traumatismes ont lentement guéris, mais malgré ça, il conserve un assez gros blocage quant aux contacts physiques, qu’il n’apprécie pas beaucoup. Serviable et poli, c’est aussi un amoureux de la langue, qui s’amuse souvent à laisser ses pensées et sa langue divaguer au gré des discussions, finissant par tomber dans une élocution un peu superflus, avant de s’excuser avec un sourire.
Physique :
Particularité physique : Tout comme ses comparses, Francisco possède un tatouage discret sur ses yeux qui signifie “2”.
HISTOIRE :
“Mémoires d’un Sang Impur de Feobis.”
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Il était une fois une influente famille d’aristocrates et d’entrepreneurs, malheureusement peu nombreux. À vrai dire, elle n’a jamais été composée de plus que de deux parents, et de quelques enfants, dont moi. Historiquement, nous avons toujours été appréciés pour notre respect envers la classe ouvrière, et pour notre amour pour la nation. Nous étions d’ailleurs parmi les premiers à avoir des réserves face à la mondialisation de Feobis. Vous l’avez compris, nous étions appréciés, efficaces, et totalement dévoués à la cause, en plus d’être aimants les uns envers les autres.
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Mais bien sûr, les histoires finissent bien souvent par se gâter. Tout changea lorsque Suguyo Mirai et Akuy Mirai, mes parents, et ceux de ses frères et sœurs, décidèrent de prendre des vacances, en laissant le domaine familial au soin de notre armée de majordome. Cherchant à se détendre loin de notre foyer pendant quelques semaines, histoire de souffler, nous fîmes cap vers Nédaphate, appâtés par la promesse de tranquillité et de bon vivre de cette nation. Empruntant alors la voie de la mer, s’arrêtant à l’extrême sud d’Abixia pour quelques instants, histoire de se ravitailler, nous atteignîmes notre destination. Les premiers jours étaient idylliques, au complet, nous passions un excellent séjour à Eden, dans un charmant petit village qui longeait le plus grand temple de l’Ordre de la Mère. Le goût du riz y était excellent, aliment qu’il est difficile de cultiver sur notre sol. L’architecture bien plus démunie et humble nous frappa également assez rapidement.
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Cependant, durant une randonnée en direction du temple d’Haraël, un groupe inconnu attaqua l’hippomobile dans laquelle nous étions. L’assaut fut éclair, et en quelques instants qui passèrent rapidement, le sang des Mirai se répandait sur le sol en terre du sentier que nous avions emprunté. Je fus emmené, ainsi que mes frères et sœurs. Une mission de recherche débuta plusieurs semaines après, mais malgré la coopération des autorités de Nédaphate, cela ne donna rien.
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J'aimerais vous dire que je ne me souviens que de peu de choses, mais malheureusement, la vie n’est presque jamais aussi clémente. Je me souviens, encore aujourd’hui, des hurlements des autres enfants enfermés avec moi. Je me souviens, encore aujourd’hui, d’avoir vu les cadavres déformés par les expériences de mes frères et sœurs, balancés dans un bûcher, afin qu’il n’en reste aucune trace, à part quelques ossements calcinés, que je rêvais bien malgré moi de ronger pour assouvir ma faim. Je me souviens, encore aujourd’hui, de la sensation d’une puissance étrangère, incorporée souvent de force, dans mon jeune corps. La douleur, comme si je fondais de l’intérieur. Les chaînes, qui m'empêchaient de gratter jusqu’au sang ma peau qui me démangeait à me rendre fou. Sur le moment, je ne savais pas depuis combien de temps j’étais retenu prisonnier, et j’ai rapidement abandonné l’espoir qu’on vienne me sauver. Je ne savais même pas si ma croissance avait encore quoi que ce soit de naturel.
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Mais un jour, un miracle s’est produit. Le bâtiment explosa littéralement de l’intérieur, sous la force de la magie d’un de mes compagnons de cauchemar, tuant au passage toute l’équipe de tortionnaires. Je me souviens m’être rué aussi rapidement que je le pouvais vers l’extérieur, m'engouffrant dans la brèche béante du mur. Sentir à nouveau le soleil sur ma peau ne fut pas aussi agréable que je le pensais. À peine les rayons de cet astre en contact avec mon corps, que quelque chose se mit à s’agiter en moi. Quelque chose qui m’obligea à me tordre de douleur, en hurlant comme un dément. Je me souviens, encore aujourd’hui, d’avoir eu l’impression qu’une partie de mon corps brûlait, et menaçait de se désagréger comme au contact de flammes dévorantes. J’ignore quel dieu m’a sauvé à ce moment-là, ni pourquoi, mais un nuage noir, large et épais, passa devant le soleil, m’empêchant de me transformer en un tas de cendres informe. Face à ce soulagement que la douleur s’arrête, je me relevai, parvint à marcher quelques dizaines de minutes tout au plus, avant de m’évanouir, persuadé que la faim avait eu raison de moi.
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Lorsque j’ouvris les yeux, quelle ne fut pas ma surprise de voir le toit en chaume d’une petite habitation, pauvre mais salvatrice. Une fille, si jeune qu’elle aurait pu être ma fille, se tenait dans l’encadrement de la porte, m'observant de ses yeux remplis de curiosité, mais aussi de peur. J’ai… j’ai honte de le dire, mais porté par une faim nouvelle, je me suis jeté sur elle, en me saisissant fermement d’un petit porte-bougie en métal. Par chance, son père arriva à ce moment-là, et je bénis, encore aujourd’hui, la carcasse rachitique qui me servait de corps, car cet homme trapu n’eût aucun mal à me repousser, et n’hésita pas à me cogner plusieurs fois, avant de me jeter dehors. Tout cela me permit de reprendre mes esprits, malgré cette faim dévorante. En regardant autour de moi, je vis que je me trouvais dans un petit village, reculé. Tellement de questions qui me terrifiait se bousculaient dans ma tête, à un point que cela me donnait un tel mal de crâne que j’avais l’impression d’avoir les tambours militaires de ma terre natale collés à ma cervelle, tellement que cela me rappela Feobis. Je devais y retourner, le seul endroit où j’espérais encore y être en sécurité, sans être véritablement sûr que je ne suis pas devenu le plus grand danger pour moi-même. J'errai alors durant… longtemps. Encore une fois, par chance, je ne croisais que des animaux, et je me sustentais grâce à eux. En vérité, je survivais plus que je ne me rassasiais. J’ai honte de le dire, mais il m’est arrivé de rôder autour de cimetières, déterrant des cadavres pas encore trop décomposés pour boire leur sang immonde, poisseux, sûrement remplis d'œufs d’insectes. Pauvres petites bestioles, mon corps n’avait plus rien de celui d’humain commun, je doute qu’ils aient pu survivre plus longtemps que durant quelques heures. J’ignorais comment rejoindre Feobis, et sans abandonner mon objectif, je débutais mon errance.
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Durant de nombreuses années, j’ai tué. Les animaux ne me suffisaient plus. Je ne rentrerais pas dans les détails, vous les connaissez parfois mieux que moi. Je me suis forgé une réputation de criminel violent, imprévisible. J’entrais dans un cercle vicieux et qui me semblait éternel. Plus je tuais, plus ma moralité s’érodait, ayant de moins en moins de réserve à massacrer des innocents, souvent des enfants ou des vieillards. Au cours de mon errance, j’essayais de me rapprocher le plus possible de ma terre natale, mais étant une île, il m'était impossible de la rejoindre. De plus, je ne le savais pas sur le moment, mais les frontières de Feobis s’étaient fermées depuis déjà quelque temps, à cause de la guerre civile que vous connaissez tous. Dieu merci, une délégation armée de ma nation de naissance me dressa une embuscade, en se servant d’un condamné à mort rachitique pour m’appâter. Bien sûr, je n’avais aucune chance. Ils m’ont maîtrisé sans aucune difficulté. On me dit qu’on allait me juger à Feobis, avant de m’assomer violemment d’un coup de pommeau dans la tempe.
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Je serais bien incapable de vous décrire le plaisir que j’ai pu ressentir en revoyant la fumée épaisse s’élevant des cheminées de la forge de Kaya, ou en redécouvrant l’architecture métallique typique de ma nation, malgré ma situation. Enfin rentré chez moi… Un soulagement qui me fit oublier, pour quelques heures certes, mon nouvel appétit, que je parvenais à maîtriser de mieux en mieux. Pour autant, l’angoisse provoquée par mon avenir incertain revint alors au galop. On m’enferma au Bagne d’Haelkru. Le noir, perdu dans l’obscurité, je me mis à paniquer lorsque je m'aperçus que des chaînes me retenaient au mur derrière moi. Je me revoyais, me débattant vainement pour échapper aux mains des tortionnaires, jusqu’à ce que plusieurs hommes entrent dans le cachot où j’étais retenu, portant des torches, qu’ils accrochèrent au mur. On me dit que j’allais être jugé pour mes crimes. Un puissant désespoir s’empara de moi, je ne voyais pas comment je pouvais m’en sortir. Je les suivis en silence. Le brouhaha régnant dans le tribunal dans lequel je fus poussé me sortit de ma torpeur. Tant de gens m’observaient, ou parlaient vivement avec leur voisin direct, le chaos, et au milieu, le Roi de Feobis, Oda Nobunaga, restant digne et silencieux, semblait régner même dans cette salle. D’un mot de sa voix puissante, le silence se fit. J’ignorais, à ce moment-là, qui il était, mais même un paria tel que moi aurait compris qu’il occupait la place de Roi. Pourquoi sa présence ? Ma question intérieure trouva rapidement une réponse. On m’a reconnu. Le vestige d’une famille aimée et respectée, disparaissant du jour au lendemain, qui refait surface sous les traits d’un criminel brutal et dangereux, chasseur d’enfants et de vieillards. Cette histoire morbide provoquait beaucoup de tumultes, à tel point que la présence du Roi était nécessaire. On me lista mon passé, mes méfaits, on me mit juridiquement parlant à nu. Lorsqu’on me demanda des explications, ma défense, j’ai dû lutter pour ne pas fondre en larmes. À deux doigts de craquer, j’ai commencé mon récit.
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Au fur et à mesure de mes paroles, des sanglots que j’étouffais pour ne pas m’arrêter de parler, je voyais les visages horrifiés des spectateurs, des juges. Même Oda Nobunaga avait abandonné son visage dur et fermé pour une colère grandissante, ainsi qu’un certain inconfort. Manifestement, j’avais conquis mon auditoire, mais difficile de ne pas croire mes paroles, mon corps portait les stigmates de mon histoire. (...) Lorsque je conclus mes explications, un long silence s’installa. J’essayai d’enchaîner sur des excuses, mais ma voix s’éteignit en plein milieu. On me raccompagna à ma cellule, en attendant que mes révélations soient vérifiées. (...) En fin de compte, après des semaines, on finit par me libérer. Aucune sanction n’allait être prise engagée, mais on m’obligea à suivre toute une batterie de tests psychologiques et magiques, parfois douteux.
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Qu’importe, j’étais libre. Mais pour autant, ma liberté n’était pas gratuite. Le Roi Oda se présenta à ma chambre, m’intimant de m’asseoir, afin de me parler. Nous avons conclu un accord. Il me fournissait en sang, sans que je ne me pose la question sur sa provenance, et en échange, je me vouais corps et âme à la grandeur de Feobis. Comme si j’allais hésiter. Du tac au tac j’ai accepté, lui affirmant que malgré mes nombreuses années d’errances, je n’ai jamais cessé d’aimer ma terre natale, et que me mettre à son service ne représentait qu’un immense honneur.
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Je n’ai pas encore fini mon histoire. La suite ne fut pas de tout repos. Loin du laboratoire qui avait détruit ma vie, le spectre de ce dernier me poursuivait. Mes rêves ne cessaient de se répéter, me réveillant en hurlant, trempé de sueur, paniqué. (...) Grâce à notre Roi, qui avait décidé de me prendre sous son aile, j’ai pu vivre relativement tranquille. Enfermé dans mon domaine, avec les rares majordomes qui décidèrent de rester pour s’assister. Avec ma réapparition, j’ai dû assumer de nombreuses responsabilités. L’entreprise familiale reposait à présent sur mes épaules, et les requins ne tardèrent pas à sentir l’odeur du sang d’un faible. Malheureusement pour eux, j’étais bien entouré. J'ai pris la décision de m’entraîner, comme ce que voulait mon défunt père. J’ai même suivi une formation militaire en appliquant le conseil d’Oda. Tant physiquement que psychologiquement, je me suis renforcé. J’ai travaillé mes relations avec les autres, afin de perdre cette réputation de meurtrier brutal qui me collait à la peau. Après tout cela, j’ai cherché à ajouter d’autres cordes à mon arc, afin de défendre ma nation avec plus d’efficacité. J’ai appris la magie, plus précisément le contrôle du sang. Ce fut là, le seul moment où la Magilithe présente dans mon sang me servit. J’apprenais tout ce qui touchait à la magie à une vitesse à peine croyable, en quelques semaines j’avais déjà assimilé les bases universelles, ainsi que celles qui consistaient à la manipulation de l’énergie magique. En à peine plus d’un mois, avec un peu de sang je pouvais tracer quelques symboles simples. J’ai alors été pris d’une frénésie de travail, comprenant le potentiel que m’avait donné les expériences que j’ai subi.
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Aujourd’hui, je suis fier de ce que je suis devenu. Mais ne croyez pas que j’ai tout oublié. Certaines cicatrices resteront à jamais, je pense. J’espère simplement qu’écrire mes mémoires puisse me permettre de dépasser certaines choses. Peut-être que ces écrits pourront aider ceux qui, comme moi, se sont échappés de ce maudit laboratoire. Si vous me lisez, nous pouvons nous reconstruire. Ne perdez pas espoir.
EVOLUTION
Relations :
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