

JUNZO KORETO
Caractéristiques
​
Âge : 19 ans
Nation : Ivaiya
Race : Humain
Sexe : Homme
Métier : Artiste et Aventurier​
​
Avatar : Saegusa Akina (VTuber)

Ceci est la fiche d'un de nos membres. Il est strictement interdit de s'en approprier le contenu et les idées sans sollicité le créateur derrière ce personnage.
COMPETENCES :
C’est donc la foudre qui s’est éveillée chez le jeune homme. Ainsi capable de faire des boules énergétiques d’une puissance variable en fonction des nécessités, s’étendant donc sur un large panel de possibilités, que ce soit en puissance ou en taille. Il a la capacité de créer des éclairs, eux aussi très variables. Il peut faire des propulsions foudroyantes lui permettant de se propulser plus ou moins vite et loin en fonction des besoins. Le fait de mettre sa magie en résonance avec la dague permet de porter des coups plus puissants qui peuvent paralyser temporairement l’adversaire (1 à 10 secondes en fonction du coup porté). Il peut aussi charger son propre corps et surtout de localiser cette charge en fonction du besoin, ses jambes, ses poings, etc... Pour l’instant ce sont ses seules capacités. Enfin, il reste un dernier détail dans son pouvoir et qui en soi, peut être retrouvé dans toutes les formes de magie. Mais il permet d’amener un point faible en plus. C’est qu’il y a des situations qui le poussent parfois à laisser sa pleine puissance s’exprimer. Lorsque cela arrive, il y a plusieurs niveaux visibles. Dans les cas classiques de ces situations, la couleur de ses yeux change brièvement vers du jaune foudre et ils se mettent à briller plus que la normal, d’un éclat plutôt jaune foudre également. Second niveau, des arcs électriques s’ajoutent à ces yeux foudroyant, qui viennent le parcourir sur tout le corps. Les cheveux sont la principales zones où les éclairs apparaissent. Il devient d’ailleurs une réelle centrale électrique au niveau de ses cheveux, à ce second niveau, puisque des dizaines et des dizaines d’éclairs vont d’une mèche à l’autre chaque seconde. Ce qui peut donner l’impression que ses cheveux deviennent légèrement jaunes foudre. Enfin, pour les cas extrêmes, des stigmates jaunes foudres apparaissent sur son corps de manière relativement aléatoire. Évidemment, la magie n’étant pas réellement mesurable, ce ne sont que des repères dans l’évolution de la libération de sa pleine puissance. Il y aura donc certainement des nuances que je n’ai pas évoqué.
​
C’est à partir de ses sentiments, émotions et ressentis qu’il génère l’énergie nécessaire à la manipulation de son pouvoir.
​
Il peut avoir des contrecoups fortement variables en fonction d’à quel point il abuse de son pouvoir. Allant de la simple simple sensation de s’être pris une châtaigne à la mort, passant aussi par des saignements de nez, des évanouissements ou encore par l’incapacité d’utiliser son pouvoir durant une semaine, n’étant plus immunisé aux dégâts que de telles quantités d’électricité peuvent causer à son propre corps. Ensuite, Junzo est encore incapable de lâcher sa pleine puissance volontairement. Ce qui peut poser un problème puisque la quantité d’énergie dégagée est tellement énorme que tant qu’il ne la contrôlera pas, il sera incapable de la contenir sans contrecoup.
​
Précision spéciale : Il n’est aucunement conscient de cette pleine puissance ; premièrement parce qu’il n’a aucune idée qu’il n’est pas à son max, deuxièmement car il n’a jamais rencontré de situation le mettant dans un état suffisamment important pour qu’il perde le contrôle de ses capacités et dernièrement, car il n’a jamais reçu de cours pouvant lui apprendre que le 100% ne pouvait être atteint qu’en s’entraînant. Donc, de là à ce qu’il puise le contrôler, il lui faudra sûrement beaucoup d’années. (il n’apparaîtra donc peut-être jamais en RP, à moins qu’il soit plongé dans une situation déclencheur, pour l’instant cette partie n’est qu’à l’état d’information).
Armé :
Grâce à ses entraînements, il peut espérer devenir quelqu’un d’excellent à la dague s’il s’entraîne aussi intensément encore quelques années. Mais ne l’ayant que depuis 5 ans, malgré qu’il y ait passé des mois entiers lorsqu’il l’a eu, c’est encore difficile de prédire son niveau futur. Mais son agilité pourrait pallier son manque d’expérience.
Physique :
Au cours de ses entraînements, il a appris à pallier certains problèmes en tant que mage, en particulier la distance de frappe. Ainsi, il a appris à être plus agile, plus endurant, plus résistant et à frapper plus fort. Son but est réellement de devenir très polyvalent sans pour autant être médiocre.
Caractère :
Junzo est quelqu’un d’assez calme de nature, ou du moins il s’énerve rarement. Il aime jouer sur les conceptions et tout remettre en cause, parfois juste pour embêter les gens. Il a un humour très étendu et sait se détendre. Il est plutôt direct, parfois manquant un peu de tact mais, peu importe ce que l’on peut en dire, il n’a jamais rien fait contre ça. Pour lui, ce que les gens appellent un “manque de tact” de sa part, serait plutôt un surplus de tabous, de complexes et de négatif de la part des autres. A force de taper quand il en ressent le besoin, il espère que cela fera bouger quelques petites choses. Sinon, il est plutôt généreux et a, au fond, un désir de paix. C’est un grand amoureux des femmes, mais ne se sentant pas apte à mener une vie de couple, il a de nombreuses fois refouler ses sentiments. Devenu plus réaliste qu’au départ, il sait cependant que tous ses désirs ne se réaliseront peut-être jamais, peu importe l’investissement qu’il y met. Mais ce n’est pas pour cela qu’il n’essayera pas.
Physique :
1m85 pour 79kg
Il est encore capable de manger beaucoup sans grossir.
HISTOIRE :
1 an
A cet âge-là, lui ne pouvait pas vraiment se rappeler de tout ce qu’il s’est passé. Pourtant, dès lors, il fut mêlé au monde de l’aventure. En effet, son père (Kyurhan), pendant que sa femme (Hyména) reprenait sa vie d’avant l’accouchement, prit son fils dans son dos et partit lui montrer les paysages du continent. De cette façon, les deux parents espéraient que leur fils n’aspirerait jamais à la guerre et que, s’il devait se battre, ce ne serait pas pour opprimer les faibles mais pour rendre justice. Ils espéraient que face à la beauté du monde, rien ne le pousserait à le détruire. Ainsi, le voyage dura 6 mois. A son retour, sa mère découvrit avec bonheur que son fils avait appris à marcher durant le voyage. Junzo en était fier, comme n’importe quel enfant de cet âge, du coup, il n’arrêtait pas de vouloir s’échapper de table au lieu de rester sagement assis pour manger. Aussi, avec les quelques mots qu’il connaissait à cet âge, il essayait de décrire ce qu’il avait vu durant le voyage. Ses parents avaient eu du mal à garder leur sérieux face à ses descriptions approximatives ; par exemple, il utilisa l’expression « flap flap » pour parler d’oiseaux.
2 ans
Passé cet âge, ses parents commencèrent à lui enseigner l’histoire. Sa mère se chargea de l’histoire d’Ivaiya et son père du reste, ou du moins ce qu’il avait pu lire dans les bibliothèques des autres pays. Junzo ne comprit pas tout, mais son regard était, paraît-il, éclatant, à chaque fois. Il semblait ressentir des émotions face au récit. Lorsque ses parents ne lui apprenaient pas l’histoire, ils lui firent découvrir l’art, en particulier le dessin, la musique et la peinture. C’est aussi là qu’il se fera les plus vieux souvenirs qu’il a des amis de ses parents et de ses grands-parents.
3 ans
Il repartit en voyage, cette année-là. Mais pour le coup, avec ses deux parents. Sa mère lui apprit à dessiner les paysages qu’il voyait, les résultats que Junzo obtenait étaient approximatifs, mais il y mettait du sien. Le jeune homme commençait à être en capacité de se faire une vraie passion du voyage et il aimait bien dessiner ce qu’il voyait. Celui-ci avait duré 1 an, ils s’étaient bien amusés tous les trois.
4 ans
Junzo eut une petite sœur. Elle s’appela Haru, elle avait une bouille d’ange. La même année, il se fit un ami de son âge du nom de Yugo avec qui il sortait souvent pour aller jouer dans le village. Ils s’invitaient souvent à dormir chez l’un ou chez l’autre et cela se passait très bien. Il n’y a pas vraiment d’autres anecdotes cette année, si ce n’est qu’il dessinait régulièrement toutes les semaines.
5 ans
Comme pour son fils, Kyurhan emmena Haru en voyage. A la différence que Junzo insista pour les accompagner. Le jeune garçon avait essayé d'apprendre à sa petite sœur à parler pendant que leur père la portait. Cela amusa ce dernier et était fier de son éducation, ou plus exactement de leur éducation, sa femme comptait largement.
6 ans
Il ne se passa rien de différent cette année-là. Junzo continuait d’apprendre l’histoire, tandis que sa soeur jouait, car ses parents avaient compris que 2 ans était un peu tôt pour apprendre cette matière. La preuve avec leur fils, il n’avait presque rien compris. Mais cette année, celui-ci comprenait déjà bien mieux. Ils apprirent cependant tous les deux à compter cette année, ne s’étant jamais vraiment penchés sur la question avant, ses parents décidèrent de le faire cette année. De plus, même si ce fut un peu tard concernant Junzo, les parents étaient d’accord sur le fait que plutôt d’étaler ça sur plusieurs années, autant qu’ils comprennent le principe directement, ils leur apprirent donc aussi à compter en négatif. Junzo comprit de lui-même qu’il devait être possible de manipuler ces nombres mais ils lui demandèrent d’attendre
7 ans
Cette année ils apprirent tous les deux à compter cette année, ne s’étant jamais vraiment penchés sur la question avant, ses parents décidèrent de le faire cette année. De plus, même si ce fut un peu tard concernant Junzo, les parents étaient d’accord sur le fait que plutôt d’étaler ça sur plusieurs années, autant qu’ils comprennent le principe directement, ils leur apprirent donc aussi à compter en négatif. Puis ils leur apprirent les bases des mathématiques, à savoir les additions, les multiplications, les soustractions, les divisions, les fractions, les puissances, les racines, les probabilités et les calculs d’angles. Plutôt que de leur apprendre ces choses directement, ils mirent un peu partout dans la maison des sortes de posters qui expliquaient tout cela. Il se trouva que les deux s’y intéressaient souvent, ils inventèrent même des jeux à partir de ces affiches pour comprendre le principe. Haru avait 3 ans, mais elle trouva quand même quelques idées.
8 ans
Cette année, en se baladant dehors, Junzo rencontra un garçon qui s’appelait Hajiki, il avait 17 ans. Ce garçon rêvait d’être aventurier et de découvrir toutes les vérités du monde. L’enfant s’entendait bien avec cet adolescent, ils rigolaient bien. Sa mère les surprit et plutôt que de s’inquiéter, elle fut ouverte à la discussion. Ce jeune homme semblait très mature pour son âge. Au bout de quelques mois à se parler, le grand venait d’avoir 18 ans et il proposa à Junzo de partir en voyage, il aurait aussi bien proposé à Haru mais il la considéra comme encore un peu jeune, tandis que pour lui, si quelque chose venait à arriver, il pourrait plus facilement le protéger et lui dire quoi faire. Le jeune garçon avait fait preuve de compréhensivité, qui tout de même n’avait pas manqué de surprendre le jeune adulte, durant leurs discussions. Ce qui pour lui faciliterait largement la tâche s’il devait prendre des décisions rapides que celui-ci devrait prendre. Il demanda tout de même à ses parents s’ils étaient d’accord et décidèrent d’attendre encore deux ans. Haru n’avait pas encore appris à patienter si longtemps, et elle passait encore beaucoup de temps avec son frère. De plus, comme ça, si elle le souhaitait, elle pourrait partir avec eux. Elle venait d’ailleurs de commencer à apprendre l’histoire activement, elle comprit les choses plus rapidement que Junzo, sur cette matière, d’ailleurs. Cela leur fit plaisir de voir dès cet âge la formation de chemins différents, cela voulait dire qu’ils pourraient se compléter et coopérer plus tard. Ce qu’ils auraient également pu faire s’ils avaient pris un chemin similaire, mais cela les rassurait que la famille ne garde pas un schéma similaire entre chaque individu, ils espéraient que ces différences au sein de la famille les aident à s’ouvrir aux différences dans le reste du monde.
9 ans
Cette année, les deux enfants apprirent la philosophie grâce à leur mère. Ses parents voulaient qu’ils soient capables très tôt de réfléchir par eux-mêmes de façon profonde et complexe. Ils ne comprenaient pas tout, forcément, mais elle ne comptait pas leur apprendre de façon aussi intense chaque jour. Par la suite, ils en parlaient simplement de temps à autres, jusqu’à ce qu’ils soient capables d’y penser d’eux-mêmes. En parallèle, Junzo se préparait pour l’an prochain, c’est là qu’il partirait à l’aventure avec Hajiki. Il proposa alors à Haru qui désormais était assez grande mais elle refusa. Par contre, elle lui fit promettre de devenir un grand aventurier et qu’ils partiraient entre frère et soeur en voyage à la découverte du monde lorsque cela arrivera.
10 ans
Cette année fut donc celle où il partit en voyage pour la première fois sans ses parents, mais avec ce qu’il considérait comme un ami. Après de longs au revoir, ils partirent tous deux, d’abord direction Abixia. Ils firent un arrêt sur une colline près de la forêt où ils firent un pique-nique. Hajiki en profita pour avoir une discussion sérieuse avec lui :
-
Ça te dirait d’apprendre à te battre ? Ça pourrait servir.
-
Non.
-
Pourquoi ça ?
-
Parce que mes parents ne veulent pas que je me batte ! Ils disent que c’est pour le bien du monde, comme ça je ne poursuivrais jamais les conflits.
-
Et toi, qu’est-ce que tu en penses ?
-
Eh bien, je suis d’accord avec eux.
-
Je vois… Écoute et retiens ce que j’vais te dire. Tous les êtres dotés d’intelligence sont nés en créant des paradoxes et continuent d’en créer toute leur vie. On a créé tout un tas de choses pour au final dire qu’on n’aurait jamais dû les créer. La guerre en fait partie. Les conflits en font partie. Tout ça causé par notre intelligence. Cette même intelligence dont nous sommes fiers qui a permis de rapprocher des peuples, a servi à imaginer des stratégies militaires pour nous permettre de survivre. Mais nous ne pouvons pas blâmer cette intelligence, car c’est celle-là qui te permet de t’ouvrir à ma pensée et qui peut-être te fera réfléchir sur mes propos. Tu as étudié l’histoire, n’est-ce pas ? Tu sais donc que les conflits arrivent qu’on le veuille ou non. Si jamais tu veux jouer au héros et protéger le monde du conflit, tu seras obligé de déclencher des conflits contre ceux qui l’aiment. Tu vois ? Encore un paradoxe, pour faire changer ceux qui aiment le conflit tu seras contraint d’entrer dedans contre eux. Le simple fait que tu ne sois pas d’accord avec eux est déjà un départ pour un conflit.
-
Oh…
-
Le conflit n’est pas forcément armé, tu sais ? Ça n'est pas forcément synonyme de guerre, non plus. Lorsque tu n’es pas d’accord avec quelque chose et que tu viens à confronter tes idées contre celles de quelqu’un qui pense autrement, c’est déjà un conflit. C’est de là que naissent les guerres d’idéaux, enfin, je simplifie, ça en vient pas toujours à ce stade et il y a plein d’autres facteurs. Mais tu auras l’occasion de te rendre compte des détails si tu deviens aventurier.
-
Mais tu n’es pas aventurier, toi.
-
Pas encore, non. Mais dans ma famille, je ne suis pas le premier à avoir voulu comprendre ce monde.
-
D’accord. Comment on sait qu’on est aventurier ?
-
Ça dépend des gens. Certains se font reconnaître en écrivant leurs aventures dans des livres qu’ils vendent. D’autres peignent ou dessinent ce qu’ils découvrent ou voient durant leurs voyages. Il y a plein de façons de se faire connaître en tant que tel, en fait.
-
D’accord.
-
Du coup, pour ma proposition ?
-
Hmm… J’aimerais du temps.
-
D’accord. Profitons de ce temps pour continuer vers Abixia, alors.
-
Oui !
Ils continuèrent alors. Désormais, Junzo devait réfléchir à quelque chose auquel il n’avait jamais réfléchi auparavant. Avait-il vraiment envie de se battre ? Même si Hajiki l’avait décrédibilisé avant même qu’il n’y pense, faire le héros lui donna envie. Arrivés à Abixia, ils eurent le temps de s’installer dans une auberge et d’y dormir. Le lendemain seulement, au moment du petit déjeuner, il s’était décidé. Il accepta d’apprendre à se battre. Il est vrai que cela pourrait être utile, sans aller jusqu’à de grands projets, il ne pouvait pas exiger des autres d’être toujours là pour le protéger toute sa vie, que ce soit pour se sortir de situations dangereuses ou pour se défendre, il devrait de toute façon obtenir les réflexes nécessaires. Hajiki prévint que le voyage durerait alors plus longtemps mais cela ne sembla pas déranger le jeune garçon. Le jeune adulte lui apprit alors en premier à se battre à mains nues. Cela prit trois mois, ils faisaient cela dans la forêt d’Abixia. Comme Hajiki se doutait qu’il ne pourrait pas s’entraîner facilement une fois chez lui, il se devait de l’amener à un niveau de maîtrise suffisant pour ne pas tout perdre en quelques années.
Après ces trois mois, ils continuèrent le voyage vers Nedaphate. A mi-chemin, la magie de Junzo se manifesta. En essayant de frapper dans le vide avec sa paume, un éclair alla de sa main vers le sol. Cette manifestation se fit par un éclair qui alla de sa paume et qui descendit en arc électrique jusqu’au sol. Il avait simplement tendu son bras en avant, main ouverte. Mais cela lui fit un peu mal, ce qui ne l’empêcha pas d’être intrigué et de vouloir comprendre comment il avait fait ça. Hajiki n’avait pas de magie, il ne put pas lui apprendre grand chose. Cependant, il pouvait lui apprendre à innover des entraînements, ce qu’il fit en deux semaines. Puis ils passèrent deux mois à essayer de développer cette magie que Junzo venait d’acquérir. Au lieu de perdre du temps à chercher des méthodes dans tous les sens, ils essayèrent de réveiller ce pouvoir en l’intégrant aux entraînements qu’ils avaient commencé à Abixia qu’ils recommencèrent. Cependant, il ne se réveilla pas directement. Il ne se réveilla pas du tout, même. Junzo essaya de se rappeler ce qu’il s’est passé lorsque l’éclair est apparu. Mais rien ne lui semblait particulièrement notable. Il pensait simplement à sa famille, et il a tendu le bras juste pour s’étirer au même moment. Hajiki eut une idée farfelue qui lui passa par la tête et demanda au jeune homme de penser très fort à son plus grand rêve et de donner un coup très fort dans le vide. Le garçon s’exécuta et des éclairs parcoururent son poing, il n’avait d’ailleurs pas mal, cette fois-ci. Le jeune adulte pensa que la douleur ressentie au départ était un autre signe, au cas où il ne se serait pas manifesté visuellement. Tout cela l’amena à penser que le garçon convertissait ses sentiments en énergie magique qui se matérialisait sous forme d’électricité. Il n’avait aucune idée de si c’était la vérité ou si autre chose encore se déclenchait au fond de lui lorsqu’il pensait à des émotions plus ou moins fortes. Surtout que si c’était ça, maîtriser quelque chose d’aussi imprévisible serait complexe. Junzo se basa sur les théories d’Hajiki, n’ayant lui-même aucun autre élément de compréhension. Il comprit alors qu’il ne devrait jamais utiliser ce pouvoir sous la haine, car avec plus de développement, ce pouvoir pourrait être dévastateur. Enfin, à son âge et avec son peu d’expérience, il ne pouvait que l’imaginer. Malheureusement, le jeune adulte savait que s’engager dans le chemin de la magie l’amènerait à se battre avec et à rencontrer des personnes qu’il jugerait comme immondes. Malgré tout, ce même pouvoir pourrait l’aider, s’il était vraiment motivé, alors il avait simplement hâte de voir où ce petit irait par la suite. Maintenant qu’ils savaient comment activer le pouvoir, il essaya d’imaginer ce qu’un mage pourrait avoir comme entraînements pour que Junzo sache s’en servir. Le programme fut alors : 2h de méditation, 4h d’assimilation dans le combat au corps à corps à mains nues, 1h d’imagination de comment ce pouvoir pourrait être manipulé et 3h d’essai, ou d’application si cela fonctionne. Ce programme fut appliqué chaque jour à partir de 9h du matin jusqu’à 19h, pendant 2 mois.
Après cela, ils reprirent leur route vers Gathen. Junzo n’était pas trop surpris par la grandeur, car il l’avait déjà vu, mais ça n’en restait pas moins impressionnant. Hajiki amena le jeune pré-adolescent sur un toit de la ville pour parler au calme :
-
Regarde en bas.
-
Qu’est-ce qu’il y a ?
-
Tu ne vois pas tous ces gens ?
-
Si, mais qu’est-ce qu’ils ont ?
-
A ton avis, qu’est-ce qu’ils ont tous en commun ?
-
Ils sont en vie ?
-
Alors, oui. Mais vois plus loin. Enfin, ce n’est pas si caché, mais bon.
-
Hmm… Je ne sais pas.
-
Ils sont différents.
-
C’est un point commun, ça ?
-
Bien sûr, puisqu’ils le sont. S’ils n’avaient pas ce point commun, ce ne serait que des clones, ce serait dommage, non ?
-
D’accord. Pourquoi ce serait dommage ? Si un peuple de clones existait, il serait adapté à sa survie, non ?
-
Oui, mais ce serait dommage car ce serait monotone. A quoi ça servirait d’avoir des sentiments pour quelqu’un si tout le monde était pareil ? A absolument rien.
-
Nous tenons à ces sentiments parce que nous avons toujours vécu avec, mais qui dit que ce peuple ne serait pas aussi bien sans que nous le sommes avec ?
-
Tu es plus intelligent que tu en as l’air. Tu as raison, je dois bien le reconnaître. Mais, ces sentiments, c’est la chose la plus sincère et la plus personnelle qui puisse nous permettre de savoir que nous sommes en vie. Aujourd’hui, tu ne te rends peut-être pas compte de leur importance, mais je pense que c’est quelque chose que l’on comprend avec le temps. Même si ce peuple serait bien sans, je crois qu’aucun d’eux ne songerait à revenir en arrière s’il venait à les acquérir. M’enfin, nous ne pouvons pas le savoir tant que ça n’a pas existé.
-
Oui, ce n’est que de l’imagination, pour le moment. Mais… pourquoi tu voulais me faire remarquer leur différence ?
-
Ah, oui. C’est tout simple, en réalité, c’est pour te montrer que quoiqu’il arrive, les gens se retrouvent en conflit constant. Lui, là, par exemple, il porte des vêtements de marque. Ils doivent sûrement coûter cher, mais pourquoi il le met, à ton avis ? Un vêtement est fait pour être porté, oui et il est sûrement de très bonne qualité. Mais il pourrait se déchirer en calculant mal la trajectoire de ses pas qui le ferait râper contre quelque chose. Il pourrait aussi se salir ou être agressé par des gens qui n’auraient que faire du soin porté à ce vêtement. Même s’il n’y pense pas, au fond de lui et au fond de n’importe qui, il y a une fierté incontrôlable à montrer ce que les autres ne peuvent pas posséder. Même si nous ne la ressentons pas, c’est devenu tellement naturel qu’on l’oublie. Avec les âges, plus on s’obstine sur les risques potentiels, plus on les craint. Mais si une occasion quelconque se présente de nourrir notre fierté, il est rare de ne pas chercher à y accéder, qu’on l’ait consciemment décidé ou non.
-
Mais tout le monde est différent, non, alors pourquoi tout le monde chercherait ça ?
-
L’instinct est très souvent plus fort chez beaucoup de gens. Que ce soit pour faire du bien ou du mal.
-
D’accord. Je ne sais pas si je suis d’accord avec tout ce que tu as dit, mais c’est intéressant. Par exemple, je ne crois pas que tout le monde ait un désir profond de narguer les plus faibles. Même si certaines personnes l’ont sûrement, je pense que ce désir n’existe pas chez tous.
-
Et je respecte ce point de vue. Bon ! Allons dormir, on reste deux semaines ici, il y a plein de bons restos à essayer.
-
Deux semaines de repos, donc ?
-
Exact !
-
Cool !
La discussion se termina là-dessus et ils rentrèrent à l’auberge. Les deux semaines furent pleines d’amusement. Junzo profita tout de même des moments où on le voyait pas pour essayer de comprendre un peu plus son pouvoir. Car même s’il avait réussi à le développer, il ne savait toujours pas pourquoi lui y avait eu droit. Que le rendait-il si spécial pour être capable de magie ? Est-ce que de grands mages célèbres figuraient dans sa famille ? Il n’en avait pas la moindre idée. Si la magie peut servir à la guerre, il est possible que ses parents aient caché la vérité volontairement. Après les deux semaines, Hajiki décida que le voyage s’arrêterait là, ils avaient déjà bien profité et même si il y avait encore une grande partie du continent à visiter, pour un premier voyage de ce genre, il trouva qu’ils avaient déjà fait un bon chemin. Ils rentrèrent en bateau et le jeune adulte raccompagna le jeune homme chez lui avant de rentrer.
En rentrant, Junzo ne put s’empêcher de parler de sa magie à sa famille, son père changea soudainement de regard, comme si le simple mot “magie” lui faisait peur. Le fils ne comprit pas, il regarda sa mère pour lui demander de lui expliquer mais elle n’osa pas répondre. Sa sœur, elle, trouvait ça génial. Tout ce qu’il comprit, c’est que sa théorie était bonne, ils ne lui avaient pas avoué leur peur de la magie. Pourtant, lorsqu’ils lui ont appris ce qu’était son pays, ils n’ont omis aucun détail sur la magie, ils ont même tout raconté. Il avait pu le vérifier dans les livres qu’ils avaient acheté. Le soir-même, sa mère l’invita dans sa chambre, pendant que son père était parti au pub avec des amis. Elle lui expliqua alors tout ; en effet, ils avaient peur de la magie. Ils n’avaient pas peur des intentions initiales de leur fils et de à quoi ses pouvoirs serviraient, mais ils avaient peur des influences futures qu’il subirait à cause de cela. La magie pouvait servir à la guerre et désormais ils craignaient qu’il soit repéré et recruté. Seulement, Junzo avait bien réfléchi durant le voyage et était déterminé ; s’il doit être amené à se battre il le fera, mais uniquement dans le but de préserver le monde de ceux qui voudraient tenter d’y mettre le chaos de nouveau. Il deviendrait principalement aventurier pour inventer des histoires qui serviront à partager les merveilles et les défauts du monde, en s’inspirant de ce qu’il a vu. Ses rêves utopiques étaient forts, mais en tant que mère et pour les idées qu’elle voulait transmettre à ses enfants, elle était forcée de le comprendre, ou plus exactement d’accepter. Il avait au moins trouver un chemin auquel s’accrocher, le voir grandir et s’épanouir était tout ce qu’elle demandait. Après tout, oui, tant qu’il ne plongeait pas le monde dans le chaos, elle n’avait, selon elle, rien à se reprocher dans son éducation. Elle ne dit alors rien de plus et le laissa retourner jouer avec sa sœur qui attendait impatiemment de voir ce qu’il était capable de faire.
11 ans
Cette année fut plus calme. Il ne manqua pas de continuer à s’entraîner, à la différence qu’Hajiki n’était pas là. Cependant, Haru était là en spectatrice. Elle aurait aimé connaître la magie, elle aussi. Mais ça n’avait pas l’air de venir.
Le vieil ami qu’il s’était fait quand il était encore tout jeune déménagea vers Gathen, mais il ne se parlait plus autant qu’avant, même si il trouva ça dommage, ça ne l’affecta pas autant qu’on pourrait l’imaginer.
Il entendit parler de l’académie magique mais cela ne l’intéressait pas, surtout à ce qu’il entendit de sa réputation. La discipline, il n’en voulait pas, il voulait pouvoir apprendre, se tromper et le faire autant qu’il le devrait plutôt que d’avoir une pression démesurée sur les épaules. S’il lui venait l’idée de vouloir une renommée particulière, il le ferait autrement.
12 ans
Cette année, il rencontra une fille qui lui plaisait, elle s’appelait Yûki. Après quelques jours, ils s’entendaient très bien et finirent par se mettre ensemble au bout de deux mois. Sa sœur fut la première au courant, elles s’entendaient d’ailleurs très bien, surtout pour embêter le jeune garçon. Puis Hajiki fut le second au courant, il passait par-là une nuit où ils voulaient juste se retrouver tous les deux, mais il ne les dérangea pas. Ils s’étaient créés toute une panoplie de rêves comme si la rupture était une probabilité 0. Un jour, il finit par présenter Yûki à ses parents qui furent très accueillants. Cela avait encouragé cette dernière à le présenter aux siens, mais la première question qu’ils lui posèrent fut “Qu’est-ce que tu comptes faire plus tard ?” Lorsqu’il l’expliqua, il vit bien que celle qu’il aimait adorait sa nature rêveuse, mais cela ne sembla pas plaire à ses parents. Junzo était trop vague, trop utopique pour le bien mental de leur fille.
13 ans
Ils réussirent à lutter longtemps contre la froideur de ses parents qui n’étaient vraiment pas ouverts à tant d’innocence de la part d’un jeune homme. Kyurhan et Hyména, eux, soutenaient le jeune couple, ils étaient jeunes, ils avaient le droit de rêver. Alors quand ils invitèrent souvent la jeune fille à dormir chez eux pour qu’ils puissent vivre leur amour. Malheureusement, à cet âge, l’amour ne dure éternellement que très rarement, alors malgré tous leurs efforts pour se soutenir entre eux, il y eut un jour où Yûki commença à ne plus ressentir d’amour pour lui. Ils restèrent amis, mais la rupture fut très mal au jeune homme, il n’avait pas connu ça. Si les parents de la jeune fille étaient rassurés, ceux de Junzo, même s’ils ne pouvaient pas lui en vouloir, s’inquiétèrent tout de même pour le mental de leur fils. Cependant, au bout d’une dizaine de mois, il sembla finir par s’en remettre complètement. Sa sœur avait beaucoup aidé à le consoler, et Hajiki lui raconta ses propres aventures, pour lui prouver que même si ça pouvait être dur, ce n’était pas non plus la fin du monde.
14 ans
Après cet épisode, il devait aller de l’avant. Cette année fut entièrement dédiée à son propre entraînement, il n’y a rien de particulier à préciser, mis à part que c’est là qu’il a réellement commencé à développer les formes que son pouvoir prendrait le plus souvent par la suite, du moins avant qu’il n’en trouve de nouvelles.
Hajiki vint le voir pendant un de ses entraînements. Il avait un cadeau pour lui ; une dague magnifique, d’une lame violette. Il l’avait acheté chez un forgeron réputé. Il paraît qu’elle était capable d’entrer en résonance avec la magie de son utilisateur, il pensa alors que cela lui ferait plaisir. Le jeune adulte ne s’était pas trompé, malgré son éducation, le jeune homme semblait ne pas pouvoir cacher une petite joie, car comme n’importe quelle personne de son âge, les histoires avec des combats épiques lui donnaient des frissons d’excitation. Pour le coup, le mentor put l’entraîner. Il n’était pas expérimenté au point de pouvoir le rendre invincible, mais il pouvait lui apprendre les bases. Il savait que Junzo trouverait le moyen de créer ses propres techniques. Il n’eut d’ailleurs pas trop de mal à faire passer son pouvoir dans sa dague, qui ainsi produisait des particules électriques violettes et des traînées de la même composition et couleur.
15 ans
Cette année, il décida de repartir en voyage. Il partit avec sa sœur, il n’était pas devenu un grand aventurier comme il l’avait dit mais il avait envie de l’inviter et elle avait accepté. Ils visitèrent tout ce qu’il n’avait pas visité avec Hajiki cinq ans plus tôt. Sur conseil de ce dernier, ils n’allèrent pas à Feobis. Même si les combats avaient stoppé, il craignait que ce ne soit pas aussi simple que cela, alors il valait mieux éviter de se retrouver coincé au milieu de combats dont ils n’auraient même pas connaissance de la cause. Pendant le voyage, il avait dessiné tous les paysages des endroits auxquels ils s’étaient arrêtés ; paysages urbains, ruraux, maritimes, désertiques, … . Il avait aussi fait un journal où il racontait chaque jour en détail. En rentrant, il vendit ses dessins et utilisa l’argent pour payer des imprimeurs afin qu’ils copient son petit carnet en 500 exemplaires.
16 ans
A la fin, il récupéra l’original et fit vendre les 500 copies. 14 d’entre elles n’avaient pas été vendues et pour un début, il fallait s’y attendre, les gens ne purent considérer ce journal d’aventures comme incroyable, mais il fut apprécié comme un bon divertissement et cela était déjà très positif selon lui. Le jeune homme s’essaya à l’écriture d’un roman qu’il appela « Shen Tilfo » qui raconta les aventures palpitantes de cette héroïne, en s’inspirant des siennes, y ajoutant plus de suspens, de combats épiques et de scènes émouvantes. Pour le coup, il fut bien plus apprécié, mais il n’avait fait faire que 250 copies, pour ne pas répéter la même erreur. Voyant que cela avait mieux plu, il se risqua à en faire faire 500 autres et cela fonctionna tout autant. Ses parents étaient très fiers de lui et sa sœur aussi. Hajiki fut son premier lecteur aux deux livres. Comme il fallait s’y attendre, il avait perdu contact avec Yûki, entre-temps, il n’avait donc pas la moindre idée de si elle avait lu ou vu ses œuvres. Pendant ses temps libres il s’était entraîné, au cours de l’année..
17 ans
Cette année fut assez plate, il avait passé tout son temps à rester au calme ou à se balader dans Ivaiya. Son visage n’étant pas particulièrement connu de ses lecteurs, personne ne l’interpella. Cela ne le dérangea pas du tout, à vrai dire, il n’avait pas vraiment réfléchi à ce qu’il ferait s’il devenait reconnu et il n’avait pas envie d’y penser, pour le moment. Même s’il ne chercha pas spécialement à faire une année très mouvementée, il publia deux nouvelles, l’une fut plus appréciée que l’autre. Il avait essayé d’en faire une humoristique et l’autre un peu sombre, ce fut l’humour qui l’emporta. Avec ses quatre livres, il voyait plus ou moins quel public viser pour la prochaine fois. Un public qui aime l’épique, pas fâché avec l’humour et qui en creusant un peu, aime l’aventure. Il décida d’essayer de mélanger les trois, pour la prochaine fois.
18 ans
Cette année, il partit en voyage tout seul. Il passa exactement 1 mois dans chaque pays et fouilla absolument tout ce qui était disponible au public pour en faire un journal, même Feobis qui lui avait été déconseillé trois ans plus tôt. En rentrant au bout donc de 7 mois, il réécrivit son journal de manière à y intégrer un ton épique sur les moments clés et d’ajouter de la légèreté sur le reste. Ce fut déjà bien mieux apprécié que son premier journal, il comprit alors comment il devrait tourner ses récits.
19 ans
Cependant, il n’avait pas encore tout accompli, il restait encore la partie un peu plus utopique, la partie de son rêve où il se battrait contre le chaos. Dans un moment où il pensait l’avoir oublié, cette envie refit surface. Il n’avait pas la moindre idée de comment, alors il attendra simplement de trouver le moment. Cela fait 2 mois que ses 19 ans sont passés et la suite reste à écrire…
PS : Il s’est fait construire sa propre maison deux semaines après ses 18 ans. Elle n’est pas très chère mais elle est suffisante pour lui-même. Il a aussi réussi à cacher sa dague à ses parents pendant tout ce temps. Même s’il savait qu’il ne ferait rien de mal avec, il ne voulait pas leur causer un AVC.