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ADRAXIO HAEDES

Caractéristiques

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Âge :        100 ans

Nation :   Ivaiya

Race :      Humain maudit

Sexe :       Homme

Métier :   Vagabond​

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Avatar :  Zagreus (Hades)

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Ceci est la fiche d'un de nos membres. Il est strictement interdit de s'en approprier le contenu et les idées sans sollicité le créateur derrière ce personnage. 

COMPETENCES :

Magie

Adraxio n’a pas de magie à proprement parler. Les compétences qu’il possède sont un héritage. Elles ne rentrent pas réellement dans une catégorie ou une autre et elles ne sont même pas directement offensives. À vrai dire, notre jeune héros les voit même comme un fardeau qu’il préférerait ne pas avoir à porter. Elles sont un handicap quotidien qu’il se doit de traîner à sa cheville comme le boulet d’un bagnard. Il cherche encore à savoir quelle entité s’est joué de lui en lui offrant ces compétences mais il a juré qu’un jour il trouverait la réponse à cette question.

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Fils du Styx

Comme on peut s’y attendre en voyant le nom de cette compétence, elle est en lien avec la Mort. Contrairement au commun des Mortels, Adraxio ne meurt pas, enfin, pas définitivement. En effet, lorsqu’il décède, des dizaines de mains fantomatiques rouges sortent du sol pour l’envelopper complètement et l’attirer dans les entrailles de la terre. Son corps se change en une mare rouge écarlate qui s’infiltre dans le sol et fait “renaître” notre jeune gladiateur. Il faut savoir qu’à cause de cette faculté, la Mort est d’autant plus douloureuse pour Adraxio car même s’il a l’habitude, chaque coup fatal réveille les douleurs de ses morts précédentes. À chaque fois qu’il perd la vie, c’est comme s’il mourrait de toutes les blessures qui lui ont été fatales par le passé. Autant dire que c’est tout sauf agréable…

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La renaissance qui s’opère le fait toujours revenir au même endroit… Un temple païen perdu dans une grotte naturelle sous la lisière de la Forêt de l’Illusion. Quelle divinité y était vénérée ? Il n’en sait rien… Tout ce qu’il retient c’est qu’il émerge chaque fois d’un long fleuve sanglant qui le fait déboucher dans ce vieil édifice à l'architecture complexe bien qu’abîmée par le temps. Adraxio est arrivé à la conclusion que c’est dans ce temple qu’il a été béni… Ou plutôt maudit par un dieu quelconque ce qui le force aujourd’hui à y revenir chaque fois qu’il perd la vie. Il y est toujours accueilli par un jeune homme muni d’un parchemin qui ne manque jamais de se moquer de lui ainsi que de la manière dont il est mort en dernier. On dirait presque que cet insupportable garnement tient les comptes du nombre de fois où Adraxio succombe aux dangers du monde.

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Héritage de Clotho

Dans les mythes Grecs, Clotho est la Moire chargée de tisser le Fil de Vie des êtres vivants. Adraxio n’a pas la faculté de créer la Vie, non, il n’a pas cette prétention, mais il est susceptible de tirer une personne des bras de la Mort en lui offrant une “Seconde Chance”. Pour y parvenir, cela dit, il doit mourir à la place de la personne qu’il doit sauver. Comme dit dans la compétence précédente, la Mort n’est pas définitive pour lui mais elle est une source de souffrance insoutenable. Autant dire que si Adraxio décide de se sacrifier pour une personne, c’est que celle-ci a une importance toute particulière pour lui…

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Enseignement de Lachésis

La seconde Moire est normalement celle qui déroule le Fil de Vie des êtres vivants. Suivant son exemple, Adraxio est simplement en mesure, lui, de lire un morceau de vie d’une personne en la touchant. Il peut soit avoir accès à un fragment de souvenir ou à un “secret” de la personne, rien de plus.

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Devoir d’Atropos

De la même manière que la Moire du même nom dans les mythes Grecs, Adraxio est capable de voir le “fil de vie” des personnes qu’il croise. Il ne peut pas agir directement sur ce fil mais il est en parfaite mesure de lire combien de temps il reste à la personne, quelle sera la cause de sa Mort ainsi que quelques autres informations.

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Arme

Adraxio ne possède pas réellement de compétences particulières. Tout ce qui fait de lui un excellent combattant, c’est son rude entraînement mais également à une arme qu’il avait avec lui depuis sa naissance vraisemblablement… Enfin, cette "arme" prend à l’origine la forme d’une chevalière qu’il porte toujours à l’annulaire droite. Elle peut adopter plusieurs formes qui sont les suivantes.

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Nekron, la Lame des Défunts

Une épée longue, équilibrée et qu’il utilise assez régulièrement pour les combats les plus courants. Elle lui permet un nombre de mouvements conséquents, fluides et passe-partout. Une arme qui peut s’adapter à toutes les situations en somme.

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Aegis, le Bouclier du Chaos

La chevalière peut aussi prendre l’apparence d’un bouclier rond, simple, orné d’un motif de crâne en son centre et entouré par une couronne de laurier dorée. Il peut repousser un bon nombre d’assauts mais peut aussi être lancé à la manière d’un boomerang.

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Aionios, la Lance Éternelle

La troisième forme que peut prendre le chevalière est celle d’une lance assez longue qui se termine non pas par une seule lame mais par deux dents. Bien pratique pour frapper de loin, elle permet également d’asséner de puissants coups notamment quand Adraxio attaque en tournant sur lui-même, infligeant une frappe latérale dévastatrice.

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Nychta, l’Arc Perce-Cœur

La dernière forme est celle d’un arc dont les tirs peuvent varier. Simple tir, double tir… Tout dépend des flèches et de la tension de corde qu’Adraxio va appliquer à son arme. Dans tous les cas, on peut être certains d’une chose : si vous êtes sa cible dans ces cas-là, vous feriez mieux de vous cacher, sa distance de tir n’est pas une blague…

Caractère :

Arrogance et désinvolture, deux mots qui résument à la perfection le tempérament général de notre petit Adraxio. Il ne serait d’ailleurs pas ravi qu’on l’appelle “petit”. Il n’aime pas être traité comme un enfant, il en a passé l'âge depuis longtemps déjà. Non maintenant il fait tout son possible pour être reconnu comme un homme mature, un leader si on veut… Il en a toutes les qualités mais disons qu’il les dissimule souvent derrière cette façade du grand séducteur auquel personne ne peut résister. Mais tout leader n’est pas un grand stratège… C’est malheureusement le cas de notre héros qui applique généralement l’incontournable technique du “tape et réfléchis après”. Adraxio est un véritable taureau dans l’âme. Face au danger, il fonce tête baissée sans réfléchir aux conséquences. Il mise presque tout sur ses muscles et sa force. Il a passé toute sa vie à combattre, s’entraîner, partir en chasse aux brigands et j’en passe. Il est un soldat, un vrai, une machine de combat qui ne laisse que des cadavres sur son passage si mettre K.O un adversaire ne suffit pas. La violence est son fond de commerce. Il traverse le monde, travaille pour le plus offrant même si depuis quelques temps, son objectif est tout autre : retrouver la trace de son géniteur.

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Impatient, impétueux mais surtout conquérant, Adraxio est un jeune homme qui n’en a jamais assez. Il veut toujours plus, il a besoin de plus. Comme un animal sauvage affamé, il a besoin de prouver sa valeur, se hisser au-dessus des autres et asseoir sa puissance. Depuis qu’il sait qui est son véritable père il n’a qu’une envie : l’égaler. Avoir une réputation à la hauteur de celle de son géniteur. Pour y parvenir, il se donne les moyens, son égo n’a d’égal que sa détermination. Pourtant, il n’a pas l’attitude d’un tueur et il est encore moins pressé. Après tout, depuis le temps, il a bien compris que la Mort ne viendrait probablement jamais le chercher alors il en profite, il prend son temps et il apprécie chaque moment de son existence.

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Cependant, profiter ne veut pas forcément dire “se la couler douce”. Pas pour Adraxio en tout cas. La majorité de son existence, il l’a passée à courir après Morpheus, le traquant en espérant un jour croiser sa route mais il a également profité de son existence pour chasser monstres, bandits et autres créatures dangereuses ne serait-ce que pour essayer de se faire un nom au moins aussi brillant que celui de son paternel. Pour le moment, le résultat n’est pas encore brillant, mais il y travaille. Un jour viendra où, comme son père, il ira terrasser des monstres gigantesque pour protéger les Royaumes. En attendant son heure de gloire, il cherche, il boit, il rit mais surtout il explore. Curieux de tout, il apparaît parfois comme un peu immature. Mais attention, son sens de la répartie peut faire mal. Il n’a pas l’air d’une lumière mais ça ne veut pas dire qu’il est complètement stupide et encore moins qu’il ne saura pas répondre à une provocation verbale. Les beaux discours, très peu pour lui, mais dès qu’il est question de faire regretter à un imbécile de l’avoir un peu trop ouvert, il répond présent !

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Sa langue bien pendue est comme son corps, il l’a met en valeur dès qu’il en a l’occasion au risque de s’attirer les foudres des personnes qui voient l’humour d’un mauvais œil. Un peu agaçant de temps en temps, il n'en est pas moins attachant à sa manière. Maladroit, un peu gauche, il ne manque jamais une occasion de se donner en spectacle même s’il a l’air ridicule à la fin. Adraxio est un jeune homme qui reste plus amusant qu’autre chose lorsqu’il n’est pas trop obnubilé par son objectif de devenir comme Morpheus.
 

Il n’a aucun mal à se faire des amis et ce en dépit de son audace et de ce qui peut être perçu comme de l’impertinence. Il n’aime simplement pas trop se plier aux règles du monde et des gens en général. C’est un esprit libre avant tout. Il fait ce qui lui chante quand ça lui chante… Que celui qui désapprouve vienne lui dire en face. Il n’a pas peur d’utiliser ses poings pour donner son avis.

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Mais malgré cette attirance pour la violence inutile envers ses pairs, il faut savoir qu’Adraxio fait toujours preuve de respect envers la Nature. Il honore chacune des proies qu’il pourchasse pour sa consommation personnelle, il rend hommage aux Dieux et surtout, contrairement à bon nombre de soldats de sa trempe, il prend le temps d’enterrer ses victimes sur le champ de bataille. Sa mère lui a enseigné le respect de la Vie très tôt et il a conservé ça dans sa vie de tous les jours. Sur les champs de bataille, on commence même à lui donner le surnom du Cavalier Blanc en référence au premier des quatre cavaliers de l’Apocalypse : Conquête, monté sur son cheval blanc, symbole de puissance et de justice. Certes, Adraxio est un monstre sur les champs de bataille, mais il reste un combattant respectueux de ses victimes. On suppose qu’il tient ce sens de la justice de son enseignement, mais il est possible que les croyances que sa mère lui a transmises y sont aussi pour quelque chose.

Physique :

Adraxio est la définition même de la tentation. Grand, bien bâti, des muscles taillés dans le marbre… Ce jeune homme a tout pour lui et il le sait. Il ne se prive pas, il se donne en spectacle aussi bien devant les Hommes que les Femmes. Tout le monde doit avoir le droit d’admirer sa perfection. Adraxio ne fait pas de jaloux et hésite encore moins à mettre en avant ses attributs presque divins. Séducteur dans l’âme, il fait des ravages. Du haut de son mètre quatre-vingt cinq, il domine une bonne partie de la population sans pour autant avoir la maladresse d’un géant. Ses muscles jouent beaucoup sur son succès, mais il sait parfaitement que son meilleur atout reste encore son visage. Enfin, ce n’est pas pour autant qu’il délaisse sa musculature. On sait tous que ce sont bien ses abdominaux aux dessins marqués et son fessier rebondi qui attirent les regards au départ… Croyez-moi, ce n’est pas lui qui va se plaindre de l’attention qu’on peut lui porter…

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Souvent vêtu d’un toge d’un rouge sanglant qui laissant son épaule droite complètement nue, il se pavane ainsi dans les rues des villes, exhibant son corps mais mettant également son visage et ses cheveux d’un noir profond en valeur. Toujours coiffé d’une couronne de laurier dorée, il souligne de cette manière le détail qui le rend si particulier : son regard. Car oui, même si ses traits de visage fins et pourtant d’une virilité indéniable sont un atout charme, son arme la plus efficace reste son hétérochromie. Adraxio a les yeux de couleurs différentes. Son œil gauche, “normal” présente un bel iris vert émeraude baignant dans une sclère blanche, mais son œil droit, lui, est d’un rouge flamboyant noyé dans un océan de ténèbres. Ce détail, ajouté à l’aspect souvent négligé de ses mèches de jais, lui donne un côté sauvage et désinvolte qui fait tomber les prétendants et prétendantes à ses pieds en un seul battement de cils. Mais comme il le dirait lui-même : “Quand on est gâté par la Nature, il faut que le Monde entier puisse en profiter.”

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On peut également préciser qu’Adraxio porte de nombreux bijoux et notamment des bracelets et anneaux d’or autour des bras, poignets et chevilles. Il aime se faire beau pour les autres mais il semblerait que ces parures aient une autre signification pour lui. Peut-être daignera-t-il vous en parler si vous parvenez à l’amadouer avant qu’il ne vous fasse tomber sous son charme. Enfin, souvent on ne se rend compte que l’on tombe pour ce jeune éphèbe qu’une fois qu’il est trop tard.

HISTOIRE : 

À l’aube du Maléfice

Notre récit débute il y a cent ans et neuf mois, juste avant le départ en guerre des soldats d’Ivaiya pour chasser les Dragons et asseoir la domination du Royaume sur ses voisins. Ces chevaliers choisis pour cette tâche étaient déjà des héros aux yeux d’une grande majorité de la population. Ils étaient l’élite, les élus chargés d’apporter la gloire au Royaume. À cette époque Xelena n’était que l’une des nombreuses serveuses dans la large auberge qui devait accueillir les soldats pour leur dernière nuit de repos avant le début du grand affrontement. Le nom de l’auberge a depuis été effacé, mais à l’époque, tous peuvent se souvenir qu’il était tenu par une magnifique elfe aux longs cheveux d’un bleu nuit et aux yeux rouges comme le sang. Elle était d’une beauté incomparable et pour une fois, c’était bel et bien une femme qui dirigeait l’établissement d’une main de fer.

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Son nom ? Xelena Haedes, fille du précédent tenancier de l’auberge et femme célibataire indépendante. Elle était jeune, rayonnante et son sourire avait le don de réchauffer les cœurs lourds des soldats en un instant. Elle dégageait cette énergie pure et agréable qui incitait à la détente, elle permettait sans mal aux soldats de se libérer de leurs tourments. Cette nuit-là, elle fit son plus gros chiffre d’affaires. Elle avait passé la soirée à servir encore et encore les combattants qui cherchaient simplement à se vider la tête. Enfin, elle avait sans doute usé de ses charmes pour inciter les clients à boire un peu plus aussi… Mais comment résister à une si belle demoiselle ?

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Et bien il en avait un… Un seul qui ne consommait pas plus que les autres mais qui n’avait d’yeux que pour la belle aubergiste. Insouciante, elle ne s’était pas méfiée et n’avait même pas cherché à savoir qui était ce jeune combattant par rapport aux autres. Cependant, dès que leurs regards se sont croisés, elle su que ce n’était pas un verre de plus qu’il souhaitait. Elle passa le reste de la nuit dans les bras du chevalier même si elle se doutait bien que jamais elle ne le reverrait après. Soit il ne reviendrait pas de la guerre, soit il serait acclamé, porté en héros et il ne remettrait jamais les pieds dans cette petite auberge perdue dans les tréfonds d’un village oublié.

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L’ensemble des combattants reprit la route le lendemain… Elle ne fit rien pour les stopper, mais elle exigea une seule chose : le nom de son amant d’une nuit. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle entendit qu’il s’agissait de Morpheus Caius… Fils de la famille royale… De toute son existence, elle n’avait jamais entendu que son nom. Trop pauvre pour voyager jusqu’à la capitale, elle voyait le Prince pour la première fois… Jamais de toute sa vie elle ne s’était inclinée si bas après cette annonce. Leurs silhouettes se fanèrent au loin, laissant la jeune femme retrouver sa vie de misère au sein de la taverne…

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Quelques mois plus tard, elle fit rapidement le rapprochement entre ses nausées matinales et sa nuit torride avec le Prince… Elle portait son enfant, un fils, elle en était convaincue… Un garçon qu’elle devrait élever seule. Il aurait été bien malvenu de vouloir présenter un descendant de la lignée royale en prétendant qu’il était le fils de Morpheus au palais… On l’aurait mise à la porte… Et puis, si elle n’avait pas eu de nouvelles, il ne voulait probablement pas le savoir.

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À cette époque, elle se tourna vers les Dieux pour trouver la force d’élever cet enfant de sang royal seule. Et c’est Zoi qui entendit ses prières, bénissant l’enfant dans le secret. La divinité promettait le jeune Adraxio a un grand avenir mais sans que personne ne soit mis au courant… Neuf mois après le début des hostilités, une toute autre bataille se livrait dans l’une des chambres de l’auberge. Xelena, à bout de souffle, épuisée et trempée de sueur… Ses cris déchiraient la demeure entière alors qu’elle tentait de donner naissance à celui que l’on surnommerait plus tard le Cavalier Blanc.

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Dès lors que les premiers cris de l’enfant se mirent à raisonner, on put voir un immense soleil se lever haut dans le ciel. Les nuages s’étaient subitement écartés comme si les Dieux voulaient baigner l’enfant de lumière dès ses premiers instants. Un papillon passa par la fenêtre et se posa sur le front du nouveau-né et finalement, un véritable cortège d’animaux sauvages vint rapidement envahir les rebords de fenêtres. Tous ces êtres vivants venaient rendre hommage à ce petit garçon élu par Zoi.

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Vivre pour Mourir ⚘ Mourir pour Vivre

Élever Adraxio n’a jamais été une mince affaire… Rebelle, plein d’énergie, curieux et casse-cou, il a toujours été le parfait mélange de ce que toutes les mères redoutent. Heureusement pour Xelena, son adorable petit garçon a gagné en maturité très vite. Adraxio a toujours été la seule figure masculine de sa famille. Il vivait avec sa mère, sans personne d’autre. Autant dire qu’il a dû grandir rapidement pour être en mesure de l’aider au quotidien.

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Elle ne lui a jamais dit qui était son père, comme si elle craignait que son enfant parte à sa recherche… Elle ne voulait pas qu’il marche dans les pas de Morpheus. Alors, à la place, elle a inventé une histoire,  Pendant toute l’enfance du jeune homme, elle lui a menti, lui disant que son paternel était un simple soldat tombé au combat depuis longtemps. Il a passé toutes ses jeunes années à haïr de tout son être ce père fictif, inventé par sa génitrice. Il lui en voulait de les avoir abandonnés pour aller simplement mourir à la guerre mais surtout, il lui en voulait de n’avoir jamais été là, jamais une lettre, jamais un signe tout ça pour rendre l’âme comme un incapable au milieu d’une bataille. Autant dire que cette fausse figure paternelle inventée par Xelena n’inspirait qu’un profond dégoût à Adraxio qui ne supportait pas l’idée d’être le descendant d’un faible…

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Cette vision des choses à changé du tout au tout lorsqu’il a appris la vérité. Malheureusement, c’est sur son lit de mort que Xelena lui a révélé l’identité de son père. Elle n’était pas vieille, pourtant, Adraxio venait de passer le cap des dix-huit ans… Mais elle était malade, touchée par une terrible affliction qui la privait un peu plus chaque jour de ses mouvements et même simplement de sa liberté. Son corps était devenu une prison. Elle savait qu’il ne lui restait que peu de temps. Alors, le jour de sa mort, elle lui confia le secret concernant l’identité de son géniteur. Il était le fils d’un Prince… Et qui plus est le fils d’un Héros de la Nation… Son but était clair désormais. Il devait le retrouver… Il avait dix-huit ans… Si son père était encore en vie, il avait une chance de retrouver sa trace. Et c'est ce que Xelena l’encouragea à faire dans son dernier souffle avant que ses yeux ne se ferment à jamais. Pendant des heures, il pleura sa mère… Mais finalement, il prépara une sépulture qu’il mit bien en évidence… Ainsi tous ceux qui avaient connu la belle aubergiste pourraient venir se recueillir sur sa tombe pendant que lui prenait la route, marchant sur les traces de Morpheus Caius, l’homme qui était son véritable père.

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Une semaine à peine après le décès de sa mère, il était déjà sur la route. La maison familiale vendue, les biens précieux ou nécessaires offerts aux plus démunis et lui, seulement vêtu d’une tenue simple et armé d’une besace de cuir dans laquelle il avait placé quelques vivres pour bien commencer son aventure. À l’époque, il n’avait encore aucune idée de ce qui l’attendait. Insouciant, il pensait pouvoir simplement trouver la trace de Morpheus en demandant aux gens qui croisaient sa route… Une belle erreur. Il lui fallut au moins quatre années pour trouver une piste potable… Quatre ans pendant lesquels ils avaient traversé une bonne partie du monde mais aussi quatre ans au cours desquels il commençaient à se faire un nom.

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Car oui, retrouver son père était une chose, mais Adraxio mettait un point d’honneur à avoir une réputation suffisante pour se présenter à son père avant de le croiser. Il voulait avoir, lui aussi, un nom de scène, des gens pour l’acclamer et surtout des personnes à protéger. Son paternel était un héros… Il voulait simplement se montrer à la hauteur… Malheureusement, il voulut viser trop haut un jour. En s’attaquant à une bête beaucoup trop grosse pour lui, une terrible bête qui terrorisait complètement un petit village à la frontière de Nedaphate et Abixia…

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Sortie des bois, la bête avait chargé Adraxio qui n’était alors armé qu’une d’une malheureuse épée à moitié émoussée récupérée parmi les “déchets” chez un forgeron. Le monstre jaillit des fourrés, chargeant notre jeune héros sans attendre et manqua de le faucher d’un geste. Cette première attaque évitée, Adraxio voyait déjà la victoire se profiler au loin. Devenu trop imprudent, il tenta d’attaquer le monstre scorpioniforme et il finit empalé par le dard de la bête…

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Il sentit peu à peu son corps s’engourdir, la douleur paralysait son corps entier si bien qu’il en lâcha toutes ses possessions… Et finalement, sa vue se brouilla pour finalement le laisser plonger dans le néant. Pourtant, à la grande déception de la créature, le corps du jeune homme sembla happé par le sol. Des dizaines de mains fantomatiques sortaient de la terre pour tirer les restes du jeune homme dans les entrailles de la terre. Le corps d’Adraxio commença à se liquéfier jusqu’à finir complètement absorbé par le sol…

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Il avait vingt-quatre ans et il venait d’expérimenter sa toute première mort. Mais sa vie ne s’arrête pas là. Au contraire, c’est maintenant qu’elle débute réellement… Mais à cause de cet épisode, Adraxio ne vieillit plus. Son corps, traumatisé par cette expérience, reste figé à l’âge de vingt-quatre ans.

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Émissaire de la Vie

Alors qu’il pensait partir à la dérive, Adraxio fut tiré de son sommeil par une voix inconnue de tous. Elle venait de partout et nulle part à la fois… Il n’arrivait pas à comprendre, mais Xelena, elle, aurait pu répondre aux interrogations de son fils… Zoi, son Dieu Protecteur, était là, sauvant Adraxio pour la première et la dernière fois. Depuis sa naissance, l’enfant était béni et sa première mort venait de réveiller les dons transmis par le Dieu.

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Lorsqu’il ouvrit les yeux, il était en train de flotter à la surface d’une rivière couleur sang mais dont le goût était presque sucré, comme s’il s’agissait de jus de grenade… Il observait l’environnement autour de lui pour finalement entrevoir un escalier qui lui permettait de quitter ce fleuve sanglant… Il était encore courbaturé, comme si son combat perdu n’avait été qu’un entraînement un peu trop rude. Tout en s’étirant, il s’assura d’une seule chose : si la chevalière de sa mère était encore à son annulaire. Avec soulagement, il se rendit compte que oui et se mit à explorer les lieux, curieux mais plongé dans l’incompréhension.

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Soudain, une silhouette sembla sortir de nulle part, un errant aux cheveux pâles tout bouclé et vêtu de ce qui semblait être une immense couverture rouge… Il se présenta comme étant Eakon, le messager de Zoi et il se chargea d’expliquer tout ce qu’il pouvait se passer à Adraxio… Notre jeune héros passa de longs mois en compagnie de l’Errant piégé dans le temple. Il apprit même que sa chevalière avait été enchantée pour qu’elle puisse prendre la forme de plusieurs armes. Tout cet apprentissage pris au moins une dizaine d’années… Des années pendant lesquelles il mourut à plusieurs reprises d’ailleurs, refaisant toujours surface dans le temple, dans la rivière, subissant les remarques d’Eakon… Des remarques toujours adoucies par la présence de Thãn qui prenait peu à peu une place d’importance dans le cœur d’Adraxio.

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Ce n’est qu’à l'issue de cet apprentissage qu’il put reprendre son voyage en quête de Morpheus. Et cette fois, il n’était pas seul… Ses pouvoirs, aussi étranges puissent-ils paraître, l’avaient lié à un être tout aussi particulier. Un hybride improbable du nom de Thãn… Avec les années, les deux étaient devenus inséparables. Ils avaient même des rendez-vous réguliers : chaque fois qu’Adraxio mourrait, Thãn était comme attiré dans le temple pour l'accueillir…

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Aujourd’hui, le voyage long et périlleux d’Adraxio se poursuit. Du haut de ses cent ans, il est certain qu’il pourra bientôt retrouver son père. Il est sur la bonne voie, il en est convaincu.

EVOLUTION

Relations : 

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